Un Tapper World Tour et l’addition

Par iMike le 23 mars 2011 à 18h05

Un Tapper World Tour et l'addition

Dans la grande série des vieilleries adaptées sur iOS, voici un fier représentant dont il vaudra mieux éviter d'abuser, sinon gare à la gueule de bois.
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Un peu éclipsé dans l’histoire du jeu vidéo par de meilleurs représentants, Tapper n’en est pas moins une légende de borne d’arcade, et ce de plusieurs façons. Sorti en 1983 sur les machines Bally Midway, ce jeu, aussi appelé Root Beer Tapper, est certainement l’un des premiers àavoir été sponsorisé par une grande marque - il s’agissait en l’occurrence de la bière petit bras Budweiser, un commanditaire idéal pour ce jeu !

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Adapté sur àpeu près toutes les plateformes existantes àce jour (y compris sur Xbox), le titre est aujourd’hui disponible sur iOS, par le biais de Warner. Le principe est identique : servir àboire àun maximum d’assoiffés, récupérer les pourliches et grimper dans l’ascenseur social qui prend ici la forme de troquets de plus en plus prestigieux. Si Tapper World Tour se débarrasse du patronage de Budweiser, en revanche il a pour lui d’autres arguments de vente, mais le concept originel est-il toujours àla hauteur ? C’est ce que nous allons, hips, voir.

Un verre ça va, trop de verres…

Avouons-le : l’idée de devenir patron de bar dans le monde si policé de l’AppStore a une petite saveur décalée vraiment agréable, même si on ignore si ce que l’on sert contient de l’alcool ou pas ! Dans Tapper World Tour, le joueur incarne Sam ou sa fille, Nikki, qui iront désaltérer les soiffards àtravers le monde - en l’occurrence, il s’agit uniquement de l’Amérique. 11 endroits en tout seront àdébloquer au fil des 40 niveaux du mode Histoire, dont certains franchement déjantés comme dans la fameuse zone 51 !

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Rappelons ici le principe : les clients apparaissent aux comptoirs (3 minimum) du bar. Votre mission sera de balancer une pinte par client, sans gâcher ni oublier de servir un des soiffards sinon dans les deux cas, c’en sera fini de la partie. Pour ce faire, c’est assez simple : une tape permet de se positionner au niveau du tonneau du comptoir désiré, une deuxième tape sert àenvoyer la boisson. On apprend très vite àaligner les tapes, en évitant tout de même d’exploser l’écran àforce de tapotages intempestifs !

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Autres éléments de gameplay : une fois vides, les verres vous reviennent rapidement. Il s’agit alors de les récupérer histoire d’améliorer son score. Au fil de l’aventure, le joueur aura la possibilité d’envoyer des cocktails et autres boissons un peu plus rémunératrices : le buveur, heureux que vous l’ayez choyé, laissera alors un pourboire sur le comptoir. C’est gentil, mais il ne faudra pas oublier d’aller le ramasser !
Si jamais on se trouve débordé par la clientèle, on pourra lancer de temps en temps un petit spectacle qui occupera les ivrognes, tout en permettant de souffler quelques instants.

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Entre les chapitres (il y en a trois : le Mexique, les États-Unis et l’Amérique du Sud), il sera possible de s’adonner àautant de mini-jeux sans vraiment d’intérêt : un tape-taupe (en l’occurrence, un tape-serpent), et deux bonneteaux. C’est sympa, mais pas de quoi passer trois pattes àune chaise de saloon. Un mode sans-fin, jouable dans un troquet que l’on aura débloqué, complète l’histoire principale.
Le titre comporte également des trophées (cartes postales et sous-bocks) que l’on aura plaisir àparcourir au sein d’une section dédiée.

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Et c’est tout ? Hum, et bien oui. Le gameplay est très simple, digne de l’époque qui a vu naître le jeu original. Pour tout dire, on se croirait revenu au (pas si) bon vieux temps des jeux àcristaux liquides où tous les mouvements étaient prédéfinis. Une sensation pas désagréable, mais on aura très très rapidement fait le tour de Tapper World Tour… mais pas forcément des niveaux : le jeu se révèle rapidement difficile et si l’on arrive àboucler le mode histoire, 50 niveaux supplémentaires et encore plus ardus seront alors proposés. Un véritable challenge donc, àne pas tenter avec un coup dans le nez !

Don paie sa tournée

Pour faire passer la pilule d’un gameplay somme toute très limité, le jeu avance un argument de vente massue : les graphismes sont signés Don Bluth, célèbre dessinateur et animateur passé par les studios Disney et qui s’est ensuite intéressé au jeu vidéo. Il est ainsi l’auteur de Dragon’s Lair et Space Ace, avant de revenir au dessin animé avec des titres attachants comme « Titan A.E » ou « Bartok le Magnifique ».

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Clairement, Tapper World Tour bénéficie de la patte graphique du maître que l’on reconnait sans peine, aussi bien parmi les protagonistes de l’aventure que dans les décors. C’est un véritable plaisir pour les yeux, en particulier durant le mini-jeu de « tape-serpent » ! Par contre, l’animation est un peu poussive : les mouvements des personnages manquent de détails, y compris, et c’est plus étonnant, pour les deux héros du jeu. Pas glop, donc.

Le réseautage se limite à30 succès Game Center àdécrocher, ainsi qu’àdes classements. Le logo Facebook se contente d’afficher… le profil du jeu ! Inutile d’espérer faire le kéké sur son mur.

Pour conclure

Oui, mais bof. Telle pourrait être l’effet que laisse Tapper World Tour : malgré une réalisation correcte qui bénéficie àplein du talent de Don Bluth, le concept global est franchement éculé et au final, on s’amuse peu devant son iPhone (ou iPad). À moins de se contenter de courtes sessions histoire de s’occuper dans la file d’attente de l’AppleStore (pour s’acheter l’iPad 2 ;), l’intérêt du jeu est bien trop exigüe pour le recommander.

Version de test : 1.1
Machine de test : iPad
Niveau d’anglais requis : pas vraiment
Affiliation réseau : Game Center
Prix : Version iPhone : 0,79 euro / Version iPad : 1,59 euro

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