Woozzle : un petit coup de boules

Par iMike le 31 mars 2011 à 17h55

Woozzle : un petit coup de boules

Qui n'aime pas les casse-têtes ? Bon certes, il faut parfois être dans de bonnes dispositions pour vouloir faire chauffer le jus de crâne, mais la récompense est au bout du chemin. Woozzle est-il de ceux-là ? Réponse dans ce test.
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Développé par Mugeaters, un studio tchèque dont certains membres ont contribué àla création de gros jeux PC comme Mafia 2, Woozzle a tenté de faire le buzz avec son concept plus ou moins inédit mêlant match 3 et mécanismes àbase de molettes. Même si le gameplay n’est pas si original (il me semble bien avoir vu passer quelques titres passer empruntant la même idée), le jeu mérite amplement sa place dans notre labo, pour les raisons que nous allons expliciter ci-dessous (voyez comme je cause bien).

J’ai les boules

Mais avant de rentrer dans les détails, jetons un oeil si vous le voulez bien au gameplay proposé. Soit, des billes de couleur àrassembler àl’intérieur d’échancrures de molettes ; ces billes, au nombre de 4 par molette, devront bien évidemment être de même couleur pour faire leur Å“uvre, àsavoir, non pas supprimer la roue en question, mais « retourner » la molette afin lui rendre son aspect standard (bois au lieu de blanc). Pas besoin d’exploser un quota de billes, tout ce qui compte est de retourner toutes les roues des quelques 60 niveaux proposés.
Ça a l’air simple dit comme ça, mais le jeu se complexifie au fur et àmesure de l’ajout de couleurs pour les billes bien évidemment, mais surtout de l’aspect de plus en plus labyrinthique des niveaux !

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Et si seulement il ne fallait compter que sur la tuyauterie mise en place par le jeu pour nous embrouiller, ça irait encore… car le titre comporte aussi et surtout des embranchements spéciaux : téléporteurs, flèches de direction obligatoire, « transformateurs » de couleur divers et variés… L’un des plus pervers restant le tuyau qui nécessite de passer dans un ordre défini deux billes de couleurs différentes afin d’en obtenir une d’une troisième couleur ! Redoutable, qu’on vous dit.

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Le jeu ménage également quelques phases qui réveilleront les réflexes. Les billes roulent àl’horizontale dans un tuyau en haut de l’écran et tombent dans les échancrures disponibles. Au bout d’un moment, on se retrouve avec toute une tripotée de boules dont on ne sait que faire ; il s’agit alors d’utiliser les subtilités du terrain pour se débarrasser du trop-plein, par exemple dans les molettes déjàretournées, ou pire, laisser rouler les billes dans les tuyaux en les empêchant de pénétrer dans les fentes non désirées. Oui, ça vous a un petit côté hard-crad mais je vous rassure, le jeu est tout public.

C’est bon d’avoir les boules

Le titre bénéficie en tout cas d’une difficulté progressive, chaque niveau ou presque proposant une petite nouveauté qui le rend encore plus ardu que le précédent. Un système d’étoiles façon Angry Birds vient sanctionner la performance du joueur pour chaque tableau, mais ceci étant dit, cet incitatif ne se révèle guère suffisant pour assurer au jeu une plus grande rejouabilité : bien au contraire, quand on en a terminé avec un niveau, rien ne nous pousse àle rejouer.
Cette lacune pourrait être facilement comblée en mettant en place un chronomètre ou un tableau du meilleur temps, mais dans la version de test fournie par le studio, cette fonction était absente - cependant, elle est promise dans le descriptif du jeu.

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En l’absence de cette notion temporelle, il faut bien avouer que Woozzle se révèle un rien répétitif malgré la variété des situations. Les challenges autres que les 60 succès Game Center (du genre bonus, voire malus) pointant eux aussi aux abonnés absents, l’iPhone a tendance ànous tomber des mains au bout d’une quinzaine de niveaux. Le jeu ne se déguste visiblement qu’un tableau àla fois, quand on a cinq minutes àperdre…

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Autre absence àdéplorer : celle de l’éditeur de niveaux qui ne sera pas disponible avant la prochaine mise àjour du jeu. Un argument de poids qui pourrait se montrer fort intéressant au vu de la diversité des pièges et des tuyaux proposés dans le jeu. Au-delàde l’aspect créatif, il faudra toutefois s’enquérir des possibilités de partage car sinon l’intérêt risque d’être faible.

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En-dehors d’un écran de menu particulièrement laid, le jeu n’est pas vilain graphiquement parlant. Se destinant plutôt au grand écran de l’iPad pour plus de confort, le titre ne démérite pas sur iPhone et iPod touch, mais les gros doigts risquent de ne pas trop apprécier. La réalisation graphique n’a toutefois rien d’exceptionnelle, on se croirait pour tout dire avec un jeu Flash sous les yeux - ce qui n’a rien de péjoratif, mais iOS est capable de tellement mieux.

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La bande-son, composée d’une dizaine de morceaux, fait penser àla musique d’ascenseur en téléchargement libre qui déroulent une muzac pas désagréable, mais oubliée dès qu’elle sort de l’oreille. On va dire que la bande-son est illustrative…
Du côté du réseautage, on retrouve bien évidemment Game Center pour les succès et les tableaux de score.

Pour conclure

Pour un premier jeu, Woozzle s’en tire plutôt bien dans le genre casual. Le studio Mugeaters mixe habilement le match 3, le labyrinthe et la plomberie, même si on déplore une certaine répétitivité malgré une belle variété de tuyaux et de pièges. Il ne manque pas grand chose pour faire de ce titre un agréable moment, car il n’est pour le moment qu’un habile passe-temps. L’apport prochain d’un éditeur de niveaux et surtout d’un mode contre la monde achèveront certainement de convaincre les hésitants.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas besoin
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Woozzle

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