Death Rally au volant, mort au tournant

Par iMike le 1er avril 2011 à 18h05

Death Rally au volant, mort au tournant

Death Rally : avec un nom pareil, sà »r qu'on ne risque pas de se tromper ; il sera question de, heu, mort et, hum, de rallye quoi !
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Difficile de faire plus excitant qu’un tel projet : Moutain Sheep, le développeur de Minigore, aidé de Cornfox & Bros, qui prêtent main forte àRemedy pour adapter Death Rally, un jeu PC bien bourrin datant de 1996 et qui a connu son petit succès àl’époque - comment ne pas être emballé ? Surtout que le buzz a joué àfond et que l’éditeur n’a pas hésité àfaire monter la sauce via des captures écran et vidéos fort alléchantes. Maintenant que le jeu est disponible, cette attente valait-elle le coup ? Réponse dans ce test.

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Un jeu qui reprend àpeu de choses près le scénario du film « La Course àla Mort de l’an 2000 » a tout mon intérêt. Car oui, Death Rally bénéficie d’un scénario, certes léger, mais tout de même, il s’agit de le souligner ! Dans le prologue, le joueur doit échapper àla police au volant d’une vrombissante voiture de sport, lancée àpleine bourre au milieu du désert. Malheureusement, les flics ont des arguments àfaire valoir (et des armes àdégainer), et malgré ses efforts, le pilote finit par être arrêté.
Le shérif local lui propose donc un deal : le joueur devra participer àun championnat de courses clandestines dans lequel il aura pour mission de grimper jusqu’au sommet de la hiérarchie afin de boucler l’ennemi public numéro 1. Ce championnat est nommé… Death Rally !

La Course àla Mort de l’an 2011

Contrairement aux courses de rallyes pépères, Death Rally n’a rien d’une sinécure : les caisses sont toutes solidement armées et les pilotes n’hésitent jamais àse balancer des projectiles toujours plus puissants. Si l’on débute avec une sorte de buggy assez peu résistant, assez rapidement on pourra mettre les mains sur le volant des 4 autres véhicules, sur lesquelles il sera possible (et souhaitable) d’installer les armes proposées, au nombre de 6 (certaines sont cumulables).

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Le jeu se déroule sur une piste vue de haut, façon Reckless Racing (un jeu que l’on comparera souvent àDeath Rally, tellement les deux ont de points communs), et les commandes n’ont rien de bien sorcier : une molette àgauche pour se diriger, une àdroite pour tirer. Si les munitions sont limitées pour la deuxième arme, en revanche la mitrailleuse, embarquée d’emblée sur tous les véhicules, est inépuisable.
Histoire d’accommoder la plus grande partie des joueurs, le titre comporte deux angles de caméra, àsavoir une placée àl’arrière de la voiture du joueur, et l’autre sur le côté. À vous de voir ensuite ce qui convient le mieux…

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Les courses n’étant pas une occupation de tout repos, il s’agira de gagner de l’argent qui permettra non seulement de retaper la carrosserie de sa caisse, mais également d’en améliorer les performances : vitesse, tenue de route, solidité… mais également puissance de l’arme du moment. Cet argent se récolte au fil des circuits, des bonus sont également attribués en fonction de la place finale, si on a explosé des adversaires…
Bémol : il est impossible de conserver cet argent pour plus tard. À chaque fin de course, il faudra impérativement épuiser la bourse sur la voiture actuelle.

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Si l’argent est important, les autres items le sont tout autant. La piste est ainsi jonchée de turbo, de munitions supplémentaires, mais aussi de morceaux d’autres véhicules et d’armes àrécolter impérativement si l’on souhaite débloquer tout le contenu. Je vous rassure tout de suite : il est relativement aisé d’obtenir toutes les armes et les voitures ; en trois quarts d’heure, c’était plié.
Et c’est làqu’un des bâts du jeu blesse : il est relativement facile. Finir impérativement dans les trois premiers (il y a 6 véhicules sur la route) n’empêche ni de passer àla course suivante, ni de gagner de l’argent. Résultat : on enquille les courses les unes après les autres sans trop se soucier de claquer un bon résultat ou de maintenir son véhicule en un seul morceau…

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S’il y a des tas de choses vraiment bien dans Death Rally, il y a également des oublis fâcheux. En dehors du mode carrière, point de salut : où est passé la possibilité de courir une course avec ses propres réglages (certes, on peut sélectionner une course spécifique parmi celles proposées au sein du mode carrière, mais ça n’est pas exactement ce que l’on veut) ? Et même si le mode multi est promis rapidement, on aurait vraiment adoré en bénéficier dès maintenant…

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Remedy a réalisé un véritable tour de force : laisser croire àla variété des circuits… quand il n’y en a en tout et pour tout que cinq ! Toutes les astuces y passent : courses de jour, de nuit, sur un circuit inversé, sans armes, en duel… L’impression de la diversité est bel et bien là, mais elle ne trompe personne… Espérons, àl’image de Reckless Racing, que Remedy remédiera (arf) àcette limitation en apportant de nouveaux circuits rapidement.
Idem pour l’arsenal et les véhicules disponibles, dont on fait bien vite le tour.

C’est qui le plus fort, un platane ou un missile ?

Ce manque de contenus (qui, espérons-le, sera bientôt comblé) ne doit pas masquer le reste du jeu, qui est vraiment très bon. La réalisation graphique est du même niveau que celle de Reckless Racing, même si le jeu d’Electronic Arts reste un cran au-dessus avec son exceptionnel moteur de particules. Mais pour le reste, c’est la grande classe : les décors et les voitures sont particulièrement détaillés et précis, le moteur physique est d’une très grande qualité, tandis que les animations font plaisir àvoir - big up aux carrosseries qui se déforment au fur et àmesure que la jauge de vie s’épuise.

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Mais ce qui distingue franchement Death Rally de Reckless Racing, ce sont évidemment les armes dont la présence apporte un indéniable plus. Cela se sent particulièrement lors des courses… sans armes, justement ! Durant ces séquences, l’intérêt du jeu faiblit franchement. La force de frappe disponible permet àelle seule de renverser le cours d’une course mal emmanchée.
Et en bonus, on appréciera les apparitions caméo de Duke Nukem et John Gore parmi les conducteurs àexploser ! Dommage qu’on ne puisse pas les incarner…

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Si le jeu est un régal pour les yeux, c’est plus nuancé au niveau des oreilles. La bande-son est en effet quelconque, avec des nappes de guitares rock FM pas particulièrement emballantes, quant aux bruitages, c’est toujours aussi bof. Le réseautage est lui assuré par Game Center, pour les scores et les succès).

Pour conclure

Avec un Reckless Racing solidement accroché à0,79 euro, il est bien difficile de défendre les 3,99 euros demandés pour Death Rally. Si encore Remedy avait intégré un mode partie rapide et un multi, alors… Cependant, le jeu de Remedy conserve quelques solides atouts : une réalisation somptueuse digne de certains jeux PC haut de gamme, l’apport des armes qui représente un vrai plus multipliant l’intérêt du titre et le plaisir d’y jouer, et l’universalité (le jeu sur iPad est encore meilleur).
La concurrence est donc rude et il va falloir attendre encore un peu que Remedy offre un peu plus de contenus pour recommander franchement Death Rally. La note attribuée au jeu peut paraître un peu dure, mais nul doute qu’avec quelques circuits, véhicules, modes et armes supplémentaires, elle pourra gagner quelques points !

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas besoin
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Death Rally

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