YumYumBoy : vite joué, vite oublié

Par iMike le 7 avril 2011 à 18h05

YumYumBoy : vite joué, vite oublié

Un jeu qui fait l'apologie de la junk-food doit s'attendre à se faire évacuer rapidement. Pas sà »r que Small Wonders ait choisi le meilleur alibi…
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On nous rebat les oreilles àlongueur de temps sur les 5 fruits et légumes àmanger tous les jours pour être en bonne santé, mais franchement, quel intérêt ? Surtout qu’en face, la junk-food est si appétissante…

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Small Wonders est un petit studio espagnol qui fait partie des chouchous de FunTouch. Peu prolifique, mais proposant des jeux toujours bien fignolés, on lui doit notamment l’excellent Battle of Puppets (notre test) et l’agréable World of Popus (notre test). YumYumBoy suivra t-il la piste descendante ? C’est ce que nous allons voir derechef.

Fast Food Nation

Un jeu dans lequel on fait l’apologie de la pizza, des hamburgers, des sodas, en bref, de la junk-food, est-il fondamentalement mauvais ? Bien sà»r que non. Qui n’aime pas s’enfiler une pointe de pizza ou s’encanailler au Merdadeuball’s du coin ? Sauf que chez YumYum, c’est pathologique : malgré les efforts de sa mère, notre héros refuse de s’alimenter avec qutre chose que du gras. Comment lui en vouloir ?

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YumYumBoy conte donc le combat quotidien de ce garçon contre les légumes. Dans les faits, le jeu est un match 3 aux mécanismes un peu dégueu, mais amusants (au moins dans le concept). Ainsi donc, YumYum pourra s’engloutir jusqu’à4 denrées pour les recracher ensuite. Il lui faudra balancer ces morceaux de junk sur d’autres identiques afin de les exploser et de se remplir l’estomac (ce qui peut sembler paradoxal : comment est-il possible que l’expulsion d’aliments puisse remplir un estomac ?). Une fois ce dernier complètement plein, on passe àun autre tableau.

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La petite subtilité est que le recrachage de junk s’opère dans le sens inverse où YumYum les a englouti. Un mécanisme àconserver dans un coin de sa tête et àprendre en compte durant le jeu… Dans les faits, on tâchera surtout d’avaler les mêmes aliments, c’est plus simple.

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Bien évidemment, le jeu serait trop simple avec ces seuls éléments. Des bonus viennent pimenter le gameplay, comme la possibilité de tirer sur les éléments, une bombe, un super-tir laser, ou encore… ces fameux légumes balancés par la douce maman du héros, mais qu’il faudra éviter comme la peste (les légumes, pas la mère… quoique).
Entre deux chapitres du mode principal, on aura droit àune petite séquence arcade, du type shoot’em up très basique. Pas de quoi les attendre avec impatience, mais ces mini-jeux sont sympathiques et permettent de souffler en attendant de s’en remettre plein le bide.

Il en reste encore un peu, je vous le mets quand même ?

La maniabilité du jeu demande quelques instants d’accoutumance : il s’agit de faire « tomber » l’aliment dans la bouche de YumYum, puis de le « remonter » àl’endroit désiré. Le héros se placera automatiquement àl’endroit où le doigt monte ou descend, mais il est également possible de le positionner d’un simple tapotement. C’est un peu particulier mais on s’y fait rapidement.

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Le titre propose donc un mode histoire qui se compose de 40 niveaux (répartis en 8 chapitres), d’un mode puzzle avec 40 niveaux làencore, ainsi qu’un mode sans fin et 3 mini-jeux àdébloquer via l’histoire. Le studio n’a pas non plus lésiné sur les power-up qui sont nombreux (14 en tout). Game Center apporte de son côté une quinzaine de trophées ainsi que ses tableaux de scores. Avouons qu’on ne passera pas la nuit dessus pour tout débloquer…

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Graphiquement parlant, le jeu est dans la droite lignée des précédents titres de Small Wonders : c’est très sympathique même si les décors et les personnages sonnent plus « mainstream » que dans Battle of Puppets. Peut-être dans le but d’attirer les joueurs US habitués àce genre de graphismes ? L’animation est elle aussi un cran en-dessous, avec finalement assez peu de choses qui bougent àl’écran… y compris YumYum.
La bande-son façon 8 bits sonne Gameboy, on aimera… ou pas ! Quant aux bruitages, ils ne sont pas àla hauteur du thème du jeu : c’est tout juste si on a droit àun discret schplorrrff lors de la déglutition du héros.

Pour conclure

Bon, on ne va pas se mentir : derrière les apparences d’un jeu cracra, YumYumBoy est un match 3 propre sur lui, très classique et sans prétention. Ses mécanismes sont suffisamment bien pensés pour accrocher quelque temps, mais force est de constater que rien ne vient bouleverser un genre aux prétendants extrêmement nombreux - et plus talentueux.
Pour tout dire, en-dehors du concept de base et des trois modes de jeu, on voit peu d’arguments qui pourraient faire pencher la balance en faveur de ce nouveau titre de Small Wonders. YumYumBoy ressemble en fait àla junk-food : rapidement avalé, rapidement oublié.

Version de test : 1.1
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : un peu
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez YumYumBoy

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