Race After 1977 : la course àla mort de l’an 1977

Par iMike le 13 avril 2011 à 17h42

Race After 1977 : la course à la mort de l'an 1977

On savait s'amuser en 1977 : des courses de bagnoles ultra-violentes dans les paysages désolés de la guerre nucléaire. La belle époque, quoi…
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Ah, 1977. Rappelez-vous, c’était hier : Amnesty International était Nobel de la Paix, Brejnev devient président du Soviet suprême, Jacques Chirac était élu premier maire de Paris depuis la Commune, on se rassemblait au Larzac contre l’extension d’un terrain militaire, on fêtait les un an d’un futur rédac’chef de FunTouch et surtout, surtout, Marie Myriam remportait l’Eurovision avec le tube dance « L’Oiseau et l’Enfant » ! Et bien pas chez Xpect. Tous ces excitants événements n’ont jamais eu lieu, et pour cause : dans Race After 1977, cette année marque la fin de l’humanité, emportée par une guerre thermo-nucléaire. Ah, c’est tout de suite autre chose !

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Et plutôt que de s’entraider et de tenter de rebâtir un monde neuf sous l’égide du communisme triomphant, les derniers hommes ont plutôt décidé de prendre ça àla rigolade, en organisant des compétitions de voitures déglinguées dans des paysages qui ne le sont pas moins. Ça vous branche ? Alors enclenchez la première et lisez la suite de ce test !

Attention, une bombe

Race After 1977 met en scène un monde post-apocalyptique dans lequel le joueur devra faire ses preuves, puis en devenir la caïd, àbord de véhicules de l’époque : on retrouve ainsi avec grand plaisir le camion de l’Agence tous Risques (un GMC G15, pour les amateurs), une Cox ou encore les fameuses caisses de police construites par Ford. Malheureusement, Xpect n’ayant pas obtenu les licences, il faudra se contenter de noms plus exotiques comme Interceptor ou Abolisher… Quoi qu’il en soit, le plaisir de piloter ces vieilles guimbardes est toujours présent.
Ce sont en tout 9 voitures très seventies qu’il faudra débloquer au fil de sa progression dans le mode Histoire.

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Ce mode Histoire est d’ailleurs la colonne vertébrale du jeu : il comprend 5 « championnats » composés chacun de cinq courses, Il s’agit de finir àchaque fois dans les trois premiers (sur 5 pilotes) pour pouvoir prétendre àpasser au circuit suivant. Le titre comporte en tout dix circuits, répartis dans 5 environnements différents : le désert, la ville, le circuit type Nascar, la banlieue…

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La bonne surprise du jeu, c’est le tracé des différents circuits : la plupart sont longs, variés, plein de pièges et de raccourcis, et on n’oubliera pas les tremplins assez jouissifs pour la plupart. De ce côté, le titre est une vraie réussite et on passe du bon temps pour tous les découvrir.

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Le jeu fait des entorses aux lois de la physique élémentaires : malgré un moteur globalement au point, les incohérences sont légion - on pense entre autres aux sautillements de la voiture sur deux roues, aux étranges vols planés ou encore aux courses sur les parois des rochers. Mais enfin bon, on a vu pire et de toutes façons, tout jeu d’arcade qu’il est, le titre ne prétend pas au réalisme façon Real Racing.
On retrouve d’ailleurs l’aspect arcade dans le comportement de ses adversaires : très agressifs, ils n’hésitent jamais àse rentrer dans le lard - àcet égard, évitez le mode facile qui ne vous permettra pas de profiter des saillies des autres pilotes !

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Si on rajoute au contenu déjàproposé trois niveaux de difficulté et une cinquantaine de succès àdéverrouiller, au final il est tout àfait possible de dépenser deux ou trois bonnes heures devant ce Race After 1977 ! Il y a malheureusement un truc qui ne colle pas dans le tableau, et c’est la jouabilité.

Une caisse dans le décor

Le titre se pilote àl’accéléromètre ou de façon tactile - on préfèrera, et de loin, cette dernière option puisque les véhicules ont une fâcheuse tendance àpartir d’un coup dans le décor : ils ne prennent la direction voulue qu’au bout d’un certain temps, une latence impossible àgérer avec l’accéléromètre !

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Le pilotage tactile (via un volant virtuel ou mieux, avec deux icônes fléchées d’un bord àl’autre de l’écran) se révèle bien plus facile, mais il faudra tout de même prendre en compte cette étonnante latence. Au bout d’un moment, le joueur finit par cette particularité en compte, qui fait ressembler le jeu àun concours de drift. Ça n’est pas désagréable, mais pour celui qui est habitué àAsphalt ou Real Racing, ça fait tout bizarre.

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Comme tout bon jeu de caisses qui se respecte, Race After 1977 comporte plusieurs vues caméras : la plus performante est comme toujours celle placée àl’arrière de la voiture, mais Xpect n’a pas oublié les vues avec et sans capots. Une caméra plus étonnante est placée en hauteur, qui fait un peu ressembler le jeu àReckless Racing ou Death Rally. En revanche, pas de vue cockpit, et c’est fort dommage !

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Xpect s’est fendu d’un moteur de rendu maison et malgré une petite propension au clipping et des chutes notables de FPS par moments, celui-ci se révèle plutôt performant. Les décors et les voitures sont bien détaillés, et comme dans les « vrais » jeux, l’utilisateur pourra choisir le niveau de détail de la plupart des éléments qui s’affichent àl’écran. Le plus important est qu’on croit àcet univers uchronique situé dans les années 70, et c’est le cas !

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Et la bande-son participe amplement àl’atmosphère très seventies du jeu : les différents morceaux, qui sonnent effectivement comme la musique de l’époque, sont très bien balancés, àtel point qu’on pourrait apprécier de les écouter tels quels. Les bruitages se font eux plus discrets et moins probants.
La présence de Game Center ne signifie pas pour autant qu’un mode multi est embarqué : le réseau ne sert ici… àrien du tout ! Le jeu intègre en effet son propre système de succès, et il n’y a pas de tableaux des scores. Pan sur le bec pour Xpect ! On attend évidemment avec la dernière impatience un mode multi, ne serait-ce qu’en local.

Pour conclure

Il y a des tas de choses vraiment cool dans Race After 1977 : des circuits longs et variés, des graphismes réussis, une bande-son du tonnerre et une bonne ambiance seventies. En revanche, il y a aussi une maniabilité déstabilisatrice, l’absence de gestion des chocs sur les carrosseries, celle du multi et des optimisations au niveau du moteur. Mais le jeu se montre tellement sympathique et généreux qu’on a envie de lui laisser le bénéfice du doute, en espérant que de futures mises àjour viendront recoller les morceaux qui manquent.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas vraiment nécessaire
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Race After 1977

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