Mos Speedrun : petit, mais costaud

Par iMike le 21 avril 2011 à 18h05

Mos Speedrun : petit, mais costaud

On est toujours preneur de bons jeux de plateformes. Surtout quand ils sont très très bons comme ce titre vintage de Physmo !
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S’il est un genre qui a le vent dans les voiles en ce début d’année, c’est bien le jeu de plateformes ! Les développeurs semblent avoir pris toute la mesure des possibilités (et des limites) de l’écran tactile pour nous offrir des expériences de jeu parfaitement calibrées. On en veut pour preuve League of Evil, Elemental Rage, … et Mos Speedrun, qui ne manque pas d’arguments pour faire son trou.

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Mos, petit insecte dur àcuire, est une jeune dame qui n’a qu’une obsession dans la vie : franchir les précipices, sauter par-dessus des murs de flamme, tromper la mort tout en se riant des obstacles et en empochant au passage un gros tas d’or. On a vu pire comme ambition. Seulement voilà, le monde au-dehors est exigeant et dangereux, et notre amie Mos a bien besoin d’un coup de main pour assouvir ses besoins. Et c’est làque le joueur entre en jeu…

Une héroïne pas piquée des vers

Je vous rassure : le scénario est le seul point faible (très faible) de Mos Speedrun, car pour le reste et comme on l’expliquera plus bas, tout le reste est vraiment d’un très bon niveau. Pas de surprise, il s’agit d’un jeu de plateformes dans la plus pure tradition : un début, une fin, des trucs àramasser entre les deux, et des difficultés àcontourner si on ne veut pas connaître le triste sort des mourus multiples (ce sera quand même le cas, je vous rassure).

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Beaucoup plus proche de League of Evil (notre test) que d’Elemental Rage (notre test), ce jeu édité par le studio Physmo rappelle les jeux de plateformes des années 90, vous savez, ceux qui proposaient des niveaux certes courts, mais particulièrement balaises. Comme dans le temps, il faudra donc mourir de nombreuses fois avant de voir le bout du tunnel, certains niveaux faisant preuve d’une redoutable difficulté !

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C’est que les obstacles naturels ne sont pas les seuls àbarrer la route de Mos : certes, il y aura des rivières de magma, des geysers d’eau brà»lante et des buissons piquants. Mais surtout, on y trouvera des abeilles tueuses, des zombies erratiques, et même… des robots zombies, c’est dire !
La plupart de ces ennemis ayant des comportements définis et prévisibles, il est aisé de s’en débarrasser (enfin, de les éviter puisque Mos ne dispose d’aucune arme).

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Mos Speedrun est donc d’abord un jeu d’apprentissage par la douleur, les niveaux dévoilant leurs difficultés au fur et àmesure de sa progression. Ce mécanisme, également àl’oeuvre dans League of Evil (mais dans des zones plus petites dans ce dernier), rappelle les Rick Dangerous et autre Super Mario de la belle époque. Et quel plaisir que de toucher enfin la terre promise, qui se trouve être une sorte de borne àincendie !

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Le jeu comporte 20 niveaux répartis en 4 chapitres. Il est toujours possible de bomber comme un âne, mais pour passer d’un chapitre àun autre, il faudra afficher un certain nombre de trophées. Ils sont au nombre de 5 par tableau : récupérer le nombre maximum de pièces d’or, battre le temps de référence, trouver le totem, … Autant dire que pour passer un pallier, il faudra avoir exploré de fond en comble chaque niveau, ce qui rallonge d’autant la durée de vie du jeu - pour une fois ça n’est pas complètement artificiel puisque cela permet àla fois d’améliorer sa technique et de découvrir toute la perversité des développeurs !

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Et pour faire toujours mieux, le jeu propose dans ses options l’affichage des ghosts de vos parties passées. Cela finit par ressembler àun gros foutoir si l’on dépasse les 10 « replay » dans un même tableau (avec les 10 fantômes précédents de Mos), mais cette option permet aussi d’éviter la perte de temps tout en peaufinant ses réflexes.

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Vous allez me dire : 20 tableaux, bouh. Certes. Malgré la bonne volonté de Physmo, cela paraît peu. Toutefois, que l’on se rassure : de nouveaux niveaux sont disponibles directement depuis le site web de l’éditeur ! Grâce àun astucieux procédé permettant au jeu de récupérer en cache lesdits niveaux, il est possible de s’adonner àde nouveaux tableaux sans bourse délier. Ces niveaux web se retrouvent ensuite directement depuis le menu de sélection du jeu.
L’idée est bonne, mais il n’y a que 2 niveaux supplémentaires pour le moment (particulièrement difficiles), et surtout il manque un éditeur pour que tout un chacun puisse proposer ses propres créations. Gageons que cet outil ne saurait tarder !

Des graphismes comme dans eul’temps

Un jeu de plateformes ne vaut rien si la jouabilité n’est pas au rendez-vous. Et si le jeu de commandes standard imaginé par Physmo (tapoter dans la direction inverse pour sauter) pouvait faire craindre le pire, le studio a également élaboré un système plus classique àbase de pad virtuel et de bouton sauteur. Mos n’ayant pas d’arme, un éventuel aspect « tir » n’était pas àdévelopper, ce qui a certainement facilité le développement… et c’est tant mieux pour tout le monde !
À noter que sur iPad, il est possible de modifier l’emplacement des boutons.

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Les commandes se montrent réactives et précises, du moins, autant qu’un écran tactile puisse apporter ce genre d’agréments. C’est donc avec un plaisir non feint qu’on repique au truc àchaque mort, en espérant que cette fois sera la bonne.

Graphiquement parlant, il faudra se montrer sensible àl’art délicat du 8 bits : c’est la fête aux gros pixels, en particulier sur iPad. Les choix des couleurs de certaines textures se révèlent assez malheureux par moment, mais on apprécie le discret scrolling parallaxe qui donne une certaine profondeur dans certains niveaux. Mais sinon, c’est assez moche, il ne faut pas s’en cacher ni même en avoir honte, après tout c’est le genre qui veut ça. À noter, il est possible de changer le costard de Mos, dans le menu des options (on vous conseille le costume d’abeille, assez crétin).

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La bande-son est àl’image des décors : c’est du 8 bits tout du long, et si la musique de fond est entraînante (et curieusement assez décalée par-rapport àl’action), elle brise rapidement les tympans. Dommage qu’il ne soit possible que de lui couper la chique pour lui préférer les bruitages dynamiques, on aurait aimé pouvoir choisir sa propre bande-son parmi la bibliothèque audio de l’iPod.
Game Center apporte avec lui la gestion des tableaux de scores et des 30 succès àdécrocher, mais on ne pourra les visionner nulle part dans le jeu. Il faudra se jeter dans l’app Game Center pour tout savoir, dommage que le réseau ne soit pas mieux intégré.

Pour conclure

Encore une victoire de la plateforme sur la notre, de plateforme ! Malgré un aspect que d’aucuns jugeront pas terrible, Mos Speedrun est àla hauteur des récentes réussites du genre sorties récemment. Réactif, nerveux et doté d’une ouverture sur le web qui laisse présager des lendemains qui chantent, ce jeu universel est largement recommandable.

Version de test : 1.1
Machine de test : iPad 2, iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas vraiment
Affiliation réseau : Game Center (scores, succès)

Téléchargez Mos Speedrun

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