Hyperlight : rapide mais léger

Par iMike le 17 mai 2011 à 18h05

Hyperlight : rapide mais léger

Attention, un alien à gauche ! Un autre à droite ! Et devant ! Et derrière ! Et en haut ! Et en bas !
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Sans armes, il est possible de s’en sortir dans l’espace intersidéral, entouré par des meutes d’ennemis aliens assoiffés de sang, mais pour ça, il va falloir se montrer intraitable… àl’accéléromètre.

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Hyperlight est le premier jeu pour iOS du studio CatfishBlues, et si son aspect graphique évoque instantanément Infinity Field (notre test), son gameplay est beaucoup plus proche de Tilt To Live (notre test). De lourdes références donc, mais Hyperlight s’en révèle plutôt digne même si le jeu s’avère assez brouillon.

Espace, terre de contrastes

Un des aspects le plus surprenant dans Hyperlight est sa prise en main. Celui qui n’a jamais tâté de Tilt To Live ou un jeu du même genre sera un peu perdu et se mangera irrémédiablement un ennemi très rapidement. Le titre ne se laisse ainsi pas facilement apprivoiser et s’avère même frustre au niveau des options de réglages de l’accéléromètre : il ne propose en effet que deux positions d’accéléromètre, àplat (totalement inutile) ou légèrement penché.

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Ce deuxième mode est évidemment le plus pertinent, mais on aurait, et de loin, préféré disposer d’un réglage plus fin et adapté àla posture de chacun. Il est ainsi inutile de vouloir jouer couché ou légèrement avachi ! Et même ce deuxième mode vous demandera de basculer l’iPhone ou l’iPad pratiquement àplat, ce qui achèvera de faire de vous l’idiot du wagon dans le métro. Certains jeux (Gears ou Air Penguin, par exemple), offrent un calibrage précis nécessitant de maintenir l’appareil dans une position 0 durant quelques secondes. Pourquoi n’avoir pas proposé une option identique ?

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Car tout dans Hyperlight est lié àla maîtrise parfaite de l’accéléromètre. Le vaisseau que l’on pilote doit se frayer un chemin entre des vagues de plus en plus menaçantes d’ennemis, dont chaque type a son propre comportement : certains resteront sagement dans leur coin àbuller, tandis que d’autres vous poursuivront sans relâche.
On rajoutera àcette engeance des ennemis spéciaux et censément pervers qui ne tueront pas mais abaisseront certaines de vos capacités, ainsi que des boss et leurs séides, et on aura un tableau assez sombre des moeurs outre-espace.

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Alors certes, il y a la fuite, mais la meilleure défense reste toujours l’attaque. Le vaisseau du joueur n’a certes pas d’armes, mais il possède tout de même un pouvoir : quand il passe en hyper-vitesse, il peut exploser n’importe quel méchant simplement en lui rentrant dedans. Virtuellement, on devient donc invulnérable durant ces phases ! Cette hyper-vitesse (qui s’active via un petit coup sec àl’accéléromètre) n’est hélas pas illimitée : une jauge dite FTL (« Faster than Light ») se vide aussi rapidement que la navette file vite. Pour la remplir, il faudra récupérer les nombreux bonus FTL qui apparaissent sur le terrain de jeu de façon aléatoire.

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D’autres power-up permettent de rendre la vie du joueur plus douce, àl’instar de celui offrant de filer en hyper-vitesse sans bourse délier, du bouclier, ou encore des armes, des vraies celles-ci, afin d’exploser ses ennemis (notons les tirs doubles, le laser, ou encore la bombe).
Tout cela se déroule au sein d’une zone unique délimitée par des barrières infranchissables. Rajoutons que cette dernière est assez petite, que le nombre d’objets s’y ébattant atteint rapidement l’indéchiffrable, que le bouclier est rapidement àzéro… et on comprendra que l’on mourra très souvent dans le jeu !

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Cependant, une fois la prise en main bien assurée, difficile de nier le caractère fort agréable du jeu même s’il se révèle très souvent frustrant. Au moins, dans Infinity Field, la progression est-elle entrecoupée par des passages de niveaux. Le mode Arcade du jeu se découpe elle en quatre chapitres comprenant 9 niveaux, qu’il faudra franchir àchaque tentative pour espérer aller plus loin - peut-être aurait-il fallu proposer de sélectionner un niveau particulier.
Le deuxième mode du jeu, Infinity, est un mode Survie bien fait mais rapidement fort ardu. Notons que le développeur promet de nouveaux modes àl’avenir.

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On est bien loin de la richesse d’Infinity Field, qui s’offre en sus un multi quand Hyperlight se contente du solo. Quand àla diversité thématique de Tilt To Live (qui prend parfois l’allure d’un jeu de stratégie), on en est aussi bien loin. Toutefois, soyons juste : le jeu représente un vrai challenge, qui s’adresse àune population un peu plus gamer qu’àl’habitude. Dommage que la maniabilité souffre de ce défaut originel…

Dans l’espace, personne ne vous entend mourir

Hyperlight émarge dans le genre du jeu fluo en vogue ces derniers temps, avec des objets façon fil de fer tout en mixant les couleurs d’une façon que d’aucuns trouveront un rien épileptiques. Il faut cependant bien avouer que le résultat est assez réussi même si on aurait bien repris des fonds d’écran un peu différents au fil de sa

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Le jeu offre également une belle diversité d’ennemis et de trajectoires, sans oublier les effets de traîne laissés par des aliens particulièrement retors. Si graphiquement parlant, Infinity Field fait toujours office de balise indépassable, Hyperlight s’en sort toute de même plutôt bien. Regrettons en revanche l’aspect un peu amateur des menus de sélection qui jurent avec le soin apporté aux graphismes du jeu.

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Cette dichotomie se retrouve aussi étrangement au niveau de la bande sonore : totalement générique dans les menus de sélection, on passe au bon gros rock des familles dans le jeu en lui-même ! Au mois, nos oreilles en auront pour leur argent…
Question réseautage, le titre affiche sa préférence pour Game Center, pour les tableaux de score (un pour chaque mode) et les succès (24 àdébloquer). Pour finir, gros bon point pour l’universalité du jeu !

Pour conclure

Il paraissait un peu vain d’aller chercher des hits comme Tilt To Live et Infinity Field sur leur terrain. Hyperlight tente pourtant crânement sa chance et n’est pas loin d’y arriver ! En l’état, le jeu manque pourtant de diversité au niveau de ses modes et son ergonomie se montre bien peu souple. Il n’en représente pas moins un challenge que pourraient relever les champions de l’accéléromètre et ceux qui ont oublié ce que le mot frustration peut signifier !

Version de test : 1.1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad
Niveau d’anglais requis : pas inutile
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Hyperlight

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