Bug Wings se brà»le les ailes

Par iMike le 14 juin 2011 à 18h05

Bug Wings se brà »le les ailes

Si les coccinelles ne provoquent chez vous qu'une furieuse envie de balancer une pichenette du doigt pour les envoyer valdinguer, ce jeu est peut-être pour vous.
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Qui a dit que les insectes des marais ne savaient pas s’amuser ? Pas DR Studios en tout cas, qui avec Bug Wings se propose de nous affranchir du sport préféré des nuisibles : le saut àla catapulte suivi d’un vol plané. Un sport pas facile, et finalement pas très emballant.

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Les jeux àbase d’insectes sont pléthore, qu’on songe par exemple àBug Heroes ou Beyond Ynth, les amateurs seront aux anges. Bug Wings va tenter de se faire une petite place en simulant un exercice délicat de vol plané. Une proposition intéressante qu’hélas, le studio DR a oublié de pousser très loin.

Une vie d’insecte

Le jeu se déroule en deux phases : solidement harnaché àune plante, le joueur devra propulser la coccinelle de toutes ses forces vers une direction particulière. Cette séquence est importante mais pas forcément capitale puisqu’ensuite, le vol plané de l’héroïne permet de se diriger où on le souhaite et ce, durant un bon moment.

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Le « pilotage » de l’insecte est tout ce qui fait le sel et la difficulté du jeu ; que ce soit àl’accéléromètre ou via l’écran tactile, Bug Wings nécessite un petit temps d’adaptation et d’entraînement pour faire faire àl’insecte ce qu’on souhaite. Et malgré tout, il arrive assez souvent que l’on peste parce que l’item visé, pourtant dà»ment ciblé, n’a pu être touché.

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On préfèrera toutefois le pilotage àl’accéléromètre, car même en l’absence d’un outil de calibrage (ce qui est très ballot), c’est le mode de contrôle idéal pour le jeu. L’écran tactile est par trop imprécis et rapide, même s’il est possible d’en régler la sensibilité.

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Le vol plané ne dure pas toute la vie ; pour tenter de se maintenir dans les airs et éviter de se tomber dans l’eau (synonyme de game over), il faudra se relever de temps en temps, augmentant ainsi la difficulté (assez relative, il faut tout de même l’avouer).
Bref, du côté des commandes, peut largement mieux faire (en particulier au niveau des réglages que l’on aurait souhaité plus fins) et malheureusement, ça n’est pas le seul grief que l’on peut accoler au jeu.

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Le but de Bug Wings consiste àrécupérer les trois étoiles bleues par niveau, chacune étant répartie d’un coin àl’autre du marais. Dans les faits, une seule étoile permet de débloquer le niveau suivant, et bien souvent, on se contentera de cette unique étoile. Le jeu comporte également des pollens orange permettant d’augmenter son score, et au fur et àmesure de sa progression, on pourra récupérer des power-up offrant de voler toujours plus loin.

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Une fois que l’on a récupéré au moins une étoile, le joueur devra entamer sa dernière épreuve, àsavoir l’atterrissage ! Une opération hautement périlleuse qui rapportera d’autant plus de points que l’on tentera de se poser sur tel ou tel nénuphar coloré. Attention, la coccinelle aura tendance àrebondir, ce qui est particulièrement énervant car une fois sur deux, on tombe àl’eau… et il faudra recommencer le niveau.

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Le jeu comprend 24 niveaux répartis entre 4 mares, àparcourir en solo ou àplusieurs : un mode multi en pass’n play est effectivement proposé, permettant àquatre joueurs de concourir avec autant d’insectes particuliers. Ces cox sont toutes interchangeables et en-dehors de l’apparence, elles n’ont aucune spécificité particulière.

Du vide àl’horizon

Bug Wings n’a rien de vraiment palpitant. Le gameplay est vite banal et répétitif, malgré l’apport des power-up qui sont insuffisants pour relancer l’intérêt du jeu. Il manque des phases de courses (des passages entre des anneaux, par exemple), un contre la montre, des challenges… En l’espèce, on a l’impression que les développeurs se sont contentés de mettre au point une sorte de démo d’un jeu en devenir, que la réalisation ne vient d’ailleurs pas relever.

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Le marais dans lequel s’ébattent ces insectes est en effet tout vide. Il y a bien quelques nénuphars et des plantes (àéviter) mais les décors sont cruellement légers. Le moteur du jeu se contente des mêmes effets dans le ciel et l’eau, il y a très peu d’ondulation sur la surface de la mare, quant aux autres animaux, ils brillent par leur absence. C’est quand même très moyen niveau réalisation graphique, les joueurs n’auront pas grand chose àse mettre sous les yeux…

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En contraste, la bande-son est très professionnelle et rappelle des dessins animés comme Fourmiz ou 1001 pattes. Les bruitages sont par contre beaucoup plus discrets. Enfin, carton rouge pour l’absence du moindre support d’un réseau : pas de trophées àdécrocher, et surtout pas de classements en ligne ! Pour un jeu basé dont le principal intérêt est le scoring, c’est assez incompréhensible. Il n’y a même pas de tableaux de scores en local…

Pour conclure

Les premières images et bande-annonces de Bug Wings laissaient présager un bon petit jeu dans la lignée des dessins animés déjàcités. Hélas, le titre se révèle rapidement creux, les commandes ne sont pas optimisées ni optimisables, le jeu n’offre aucune gestion des scores… Bref, c’est beaucoup trop léger malgré un mode 4 joueurs et l’universalité.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : non
Affiliation réseau : bzzz

Téléchargez Bug Wings

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