Flick Golf Extreme : extrême pour les doigts

Par iMike le 24 juin 2011 à 18h05

Flick Golf Extreme : extrême pour les doigts

Suffit-il de rajouter Extreme au bout d'un nom pour rendre un jeu excitant ?
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Full Fat est un studio plutôt attachant, qui produit des jeux sympathiques manquant parfois un peu de fond, qu’on en juge par son catalogue qui àl’exception notable de Coin Drop, ne tient que grâce àun unique mécanisme : la chiquenaude. Zombie Flick, Flick Golf… tous ces jeux ne sont au final que des skins d’un même gameplay, certes agréable, mais un peu répétitif. Flick Golf Extreme injecte t-il un peu de sang neuf ? C’est ce qu’on va voir.

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Qu’y a t-il de plus ronflant qu’un jeu de golf ? Malgré de nombreuses tentatives pour tenter d’émuler les gestes du sportif amateur de la petite balle blanche, force est de constater qu’aucun éditeur n’a réellement su trouver l’astuce qui permet de se dire « Ah tiens, làj’ai vraiment réalisé un geste de golf ». En lieu et place, les Electronic Arts et autre Gameloft nous collent des barres de puissance et autres interprétations de green qui tiennent plus des mathématiques appliquées àla géométrie que du jeu àproprement parler. Il faut croire que Full Fat a mis le doigt (humour) sur le bon mécanisme : lancer une balle de golf n’a paru plus amusant que dans Flick Golf.

Touchez ma boule, ça porte bonheur

Lancer une balle blanche, ce devrait être simple et amusant que de claquer le doigt sur l’écran de son iPhone. Et c’est exactement ce àquoi nous convie Full Fat, qui ne s’encombre pas de trucs et de machins compliqués pour parvenir au but, ou plutôt, au trou ! De fait, le gameplay de Flick Golf et de cette suite sous-titrée Extreme est fort simple et reconnaissons-le, aussi fun que fantaisiste : pour mener la boule àbon port, le joueur devra donc claquer une chiquenaude mais également diriger le projectile le plus près du trou (et tant qu’àfaire, directement dedans) en balayant du doigt la boule dans les airs.

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Cette ergonomie un peu particulière permet àpeu près tous les délires, dont le moindre n’est pas de peser sur la trajectoire de la boule même quand celle-ci rebondit àterre (au bout du troisième rebond, il ne sera toutefois plus possible de la « balayer »). Le joueur ne disposant que d’une unique tentative àchaque tir pour faire rentrer la boule dans son trou, autant dire qu’il va falloir être un pro du balayage pour faire bonne figure dans les high-scores…

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Cependant, pas de panique : des points sont tout de même attribués suivant l’emplacement où atterrit la boule, dans une cible qui fait le tour du trou. Ces points permettent de débloquer des trophées qui eux-mêmes, débloqueront les 5 niveaux du jeu. Les 4 premiers sont d’une facilité enfantine, mais le dernier réclamera un gros effort puisqu’il faudra obtenir 3 médailles d’or glanées dans les tableaux précédents.

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En plus du mode Monde standard, le jeu offre un mode Quickshot histoire de s’entraîner, ainsi qu’un mode 5 boules qui demandera de faire le plus haut score… avec 5 boules. Le mode Monde offre lui 9 tirs, mais sans la particularité de récupérer une boule supplémentaire en cas de chaîne de 5 trous (ce qui paraît impossible), et de conserver la boule qui a atterrit directement dans le trou. À l’exception de ces deux particularités, avouons que les différences entre les deux modes sont assez ténues.

Il a touché mon porte-avions !

La jouabilité est comme on l’a vu, très simple mais aussi assez peu précise. En vérité, la chiquenaude de départ n’a que très peu d’influence sur la course de la boule, le jeu consistant surtout àen balayer la trajectoire de manière àchoper le plus haut score possible. L’absence d’ombre sur le terrain ou de toutes autres indications empêchent la plupart du temps de calculer finement son coup : c’est donc au niveau des trois rebonds finaux que tout se joue. Tout cela manque donc un peu de stratégie, et c’est fort dommage parce que le gameplay du jeu est bien pensé.

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Qui dit Extreme doit s’attendre àdu jamais-vu. Et en effet, les 5 terrains de jeu proposés par Flick Golf Extreme n’ont rien àvoir avec les greens pépères de son prédécesseur… voire de n’importe quel jeu de golf ! Cascade brésilienne, canal de Venise, gratte-ciel ou encore porte-avions (mon préféré) ont rarement fait partie des parcours lambdas… Le travail réalisé sur les graphismes est de très bonne qualité, même si certains niveaux sont plus réussis que d’autres (le parcours italien est àcet égard peu emballant).
Les différents points de vue empruntés au sein d’un même tableau permettent d’éviter une certaine répétitivité (aah, ce tir àbord d’un hélicoptère…) même si on pourra objecter que les 5 terrains sont rapidement parcourus - si l’on arrive àdébloquer le cinquième, évidemment.

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Du côté de la bande-son, c’est plus discret : de l’épaisse musique rock pour les menus de sélection, puis des bruitages très discrets ensuite, sans doute pour ne point importuner le joueur… Du côté du réseautage, c’est très complet avec une liste de réalisations et de classements Game Center, mais aussi des statistiques très précises et le support de Facebook/Twitter.

Pour conclure

Flick Golf Extreme a pour lui d’embarquer le joueur dans des parcours qu’il n’aura pas l’habitude de fréquenter ! Mais ceci étant dit, c’est àpeu près la seule originalité d’un jeu qui se trouve être plus un remake de Flick Golf que d’une véritable suite. Pour tout dire, on aurait compris que Full Fat propose ces cinq niveaux en micro-paiement au sein de Flick Golf plutôt qu’en version stand-alone. Ceux qui ne connaissent pas le jeu prendront certainement plaisir àjouer avec ; les autres qui se sont déjàfrottés au genre pousseront un soupir de déception.

Téléchargez Flick Golf Extreme

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