Tiny Tower : la tour infernale

Par iMike le 30 juin 2011 à 18h05

Tiny Tower : la tour infernale

Le studio Nimblebit se lance franchement dans le freemium avec un titre voué à un grand succès. Pourvu que ça dure…
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Après les grenouilles de Pocket Frogs, Nimblebit propose aux joueurs de s’occuper de vrais humains (enfin, d’humais fortement pixelisés, s’entend) qui trouveront place dans une tour qui pourra filer jusqu’au ciel en lui rajoutant des étages, encore et encore. Mais jusqu’où irez-vous ?

À l’assaut de la tour !

Voyez où les grenouilles peuvent vous mener : le studio Nimblebit a ainsi étrenné sur Pocket Frogs (un « gestionnaire » de grenouilles) les mécanismes qui permettent àTiny Tower de tout cartonner aujourd’hui. On retrouve en effet dans ce jeu tout ce qui faisait le charme du précédent effort du studio, et en particulier d’adorables protagonistes !

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Mais les Bitizens ont beau être mignon comme tout avec leurs trognes 8 bits, il faudra s’en occuper. Et pas qu’un peu ! Car tout ce que vous entreprendrez dans Tiny Tower tourne autour du bien être de ces petits bonshommes. Il ne s’agira pas en effet de bâtir de nouveaux étages sans stratégie : il faudra prendre en compte les appétences, goà»ts et envies des citoyens de la tour. Et si jamais l’un d’entre eux finit par choper le job de son rêve, alors ce sera un Bitizen heureux. Qui ne voudrait pas rendre heureux des Bitizens ?

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Mais en attendant, il va falloir suer sang et eau ! Le jeu consiste àconstruire la tour la plus haute de la ville, en bâtissant de nouveaux étages qui peuvent être de deux types : soit résidentiel, soit de services. Dans le premier cas, le niveau rapportera 5 Bitizens supplémentaires, àqui il faudra trouver du boulot histoire de récupérer toujours plus d’argent (on y reviendra).

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Les étages de services sont de plusieurs types : distribution, commerce, restaurant… Il s’agit de panacher les catégories, car dix niveaux constitués de troquets n’auront que peu d’intérêt… Un système de stats intégré dans le menu du jeu permet de connaître les besoins globaux des habitants de la tour.
Chacun de ces étages peut accueillir jusqu’à3 employés, l’idéal étant de respecter leurs compétences. Un habitant versé dans l’alimentation ne sera pas forcément àson aise dans une boutique de jouets…

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Ça n’est pas tout : les boutiques auront besoin d’être réapprovisionnées de temps en temps. Le nombre de denrées vendues équivaut au nombre d’employés : 3 employés = 3 produits, de plus en plus longs àréassortir… mais aussi vendus plus cher. Le jeu pourra d’ailleurs prévenir via des fenêtres pop-up que tel magasin peut être approvisionné (on pourra désactiver cette option dans les réglages, ce qui est particulièrement bienvenue dans le cadre du boulot !).

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Le modèle économique du jeu n’a rien de très complexe et emprunte aux canons du genre : Tiny Tower comporte deux types de monnaies. Des dollars standards et des TowerBux. Ces derniers sont particulièrement importants car ils permettent par exemple de loger des Bitizens dans leurs nouveaux appartements, de modifier la couleur des niveaux, d’accélérer la construction d’un étage ou le réassort d’une marchandise, ou encore de les échanger contre des dollars.
Et évidemment, cette monnaie est aussi la plus rare : si l’on en récupérera gratuitement de temps en temps, la boutique de micro-paiements est toujours ouverte pour acheter des Bux ! Le cours est de 10 Bux pour 0,79 euro, 100 pour 3,99 euros, et 1 000 pour 23,99 euros. Je tiens tout de même àrelativiser : le jeu est parfaitement jouable et agréable sans débourser un centime.

Quoi de neuf sur BitBook ?

Comme dans tout bon freemium qui se respecte, l’attente et la patience sont des vertus cardinales pour le joueur, qui entre deux constructions, se verra proposé des activités plus ou moins amusantes - deux en tout et pour tout : retrouver des personnes (un avis de recherche du bonhomme s’affiche alors en bas àgauche de l’écran), et la gestion de l’ascenseur qui consiste simplement àmener un visiteur àl’étage désiré. Tout cela rapporte évidemment un peu plus d’argent…
L’apparition fortuite de VIP permettra par exemple d’accélérer les travaux dans un étage, ou encore d’écouler plus rapidement les marchandises d’une boutique. Une idée intéressante qui aurait méritée d’être davantage creusée.

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Cependant, force est de constater que l’on passe son temps àattendre que quelque chose se passe, et le coup de l’ascenseur devient rapidement casse-noix. Avec une telle profusion de boutiques, n’aurait-il pas été judicieux de proposer des mini-jeux en rapport avec l’activité d’une échoppe ? Le casino aurait ainsi été l’endroit idéal pour un jeu de bandit manchot, permettant par exemple de gagner (et de perdre…) quelques sous.
Bref, le jeu offre assez peu de fun au final, même s’il se montre suffisamment addictif pour qu’on en veuille toujours plus, et si possible sans passer par la boutique de micro-paiements !

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Le jeu propose quelques petits bonus pour passer le temps : il sera possible de consulter la liste des succès Game Center, de jeter un Å“il sur les tours de ses contacts, et surtout de connaître l’état d’esprit de ses Bitizens via un clone de Facebook, BitBok ! Les petites réflexions des habitants sont parfois très amusantes, et en règle générale, l’humour est très présent (mais uniquement pour les plus anglophones).

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Au niveau de la réalisation, c’est comme on l’a dit très mignon, en particulier sur l’écran de l’iPhone ou de l’iPod touch car sur iPad, les gros pixels commencent àse voir. Les couleurs, le design des étages et des boutiques, les animations (limitées mais amusantes), tout concourt àfaire du jeu une vraie réussite àce niveau, on a toujours envie de jeter un Å“il àce qui se passe dans sa tour !
La bande-son (de la muzak d’ascenseur, ce qui tombe assez bien) et les bruitages sont en revanche très limités, c’est dommage même si évidemment, ça ne sont pas les choses les plus importantes dans ce genre de jeu.

Le réseautage est assuré par Game Center, qui offre des trophées àdécrocher ainsi qu’un coup d’œil aux tours de ses amis. On aurait bien vu aussi des classements, peut-être dans une prochaine mise àjour ?

Pour conclure

NimbleBit cartonne tout avec Tiny Tower : le jeu s’est ainsi écoulé les quatre premiers jours de sa mise en ligne ! Et on comprend pourquoi : ultra-simple àprendre en main, totalement addictif (au moins les premières heures…), mignon àattendrir le plus viril des hardcore gamer… Mais comme tout jeu freemium, la lassitude et l’ennui guettent : une fois qu’on a fait le tour des actions possibles (qui se résument àactionner un ascenseur et àretrouver des bonshommes), on s’embête. Avec Pocket Frogs, l’éditeur avait trouvé le moyen de maintenir l’intérêt des joueurs par le biais de mini-jeux : en ira t-il de même pour Tiny Bits ? On l’espère…

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : un minimum requis
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Tiny Tower

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