BackStab : un jeu qui se mange brà»lant

Par iMike le 6 juillet 2011 à 18h05

BackStab : un jeu qui se mange brà »lant

Le héros de BackStab crie vengeance, et vous allez lui filer un coup de main dans cette nouvelle superproduction signée Gameloft.
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Un héros trahi par son meilleur ami, rejeté au ban de la société, dont la femme a été kidnappée… Voilàqui vous mettrait n’importe quel bonhomme en furie. C’est le cas d’Henry Blake, ex-officier de la Royal Navy, qui a tout perdu le jour où les troupes espagnoles ont pris d’assaut la ville de New Bristol.

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Une fois sauvé par des rebelles, notre héros n’aura qu’une idée en tête : se venger de l’immonde Kane, celui qu’il croyait être un ami mais qui se révèle être un traitre àsa patrie. On ne va pas dévoiler ici tout le scénario du jeu, mais les rebondissements sont nombreux, parfois àla limite du capilotractage dans la plus pure tradition Gameloft, et convoquera àun moment des… zombies. Au final, on se fiche pas mal de connaître les différents coups de théâtre d’une histoire qui rappelle aussi bien Le Comte de Monte-Christo qu’Assassin’s Creed, pourvu que l’action soit au rendez-vous, et c’est largement le cas.

Pirate des Caraïbes

Soulignons d’emblée une chose : BackStab est sans doute le premier jeu Gameloft àmettre en scène un combattant badass, dont la trogne (crâne rasé, cicatrices…) diffère sensiblement des habituels héros au grand cÅ“ur de l’éditeur. Et rien que ça, ça fait du bien !

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Ce qui est encore mieux, c’est la palette des mouvements que Blake est capable d’accomplir : notre homme sait se battre àl’épée, tirer au pistolet, balancer des boulets de canon… mais tel un Spider-Man du 18ème siècle, il s’accroche également aux murs des bâtiments, saute de fenêtre en fenêtre et n’hésite jamais àpasser par les toits ! Cette polyvalence épatante est un des grands plaisirs du jeu, en particulier dans les zones urbaines comme àNew Bristol : sauter de toit en toit, s’agripper au rebord des murs… tout cela fonctionne au poil malgré une ergonomie parfois déficiente (on y reviendra).

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Làoù Shadow Guardian avait échoué (notre test), BackStab remporte la mise : quand dans le premier tout le parcours était fléché et pré-digéré, le deuxième offre une relative liberté au joueur - bon, on reste chez Gameloft : l’aventure est bien balisée et les quelques quêtes secondaires (beaucoup de FedEx) n’ont rien de franchement passionnantes. Mais rien que pour pouvoir jouer la fille de l’air sans la contrainte du scénario, BackStab se montre épatant.
Bon évidemment, on est loin d’un Assassin’s Creed de console, mais Gameloft relâche enfin (un peu) la pédale de frein. Dans deux ou trois jeux, l’éditeur devrait finir par nous proposer un environnement véritablement ouvert !

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Le jeu se débrouille également bien dans les phases de baston. Blake a àsa disposition plusieurs armes blanches (mousquet, sabre…) et flingues qui lui permettent de répondre comme il convient aux menaces qui lui font face. Si les séquences de combat sont relativement simples (il suffit de tapoter sur le bouton d’action), elles sont bien amenées et les séquences de mises àmort sont sanglantes àsouhait, bien qu’elles soient assez répétitives.
Un mode « bullet time » est également disponible une fois que la jauge de « révolte » de Blake est pleine. L’effet ressemble un peu au mode Adrénaline d’Asphalt 6, avec un écran qui bascule dans les teintes bleutées… Toutefois, ça n’est pas aussi impressionnant que ça devrait l’être.

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De l’action donc, mais aussi un peu d’infiltration : il sera parfois nécessaire de se faufiler derrière les gardes ennemis pour les tuer en silence (ce qui donne lieu àde spectaculaires Quicktime Event). Autre cas de figure, le héros devra parfois se mettre au vert (se planquer dans une maison, par exemple) histoire d’abaisser la jauge de recherche qui lui attire la soldatesque ennemie. Dommage qu’on ne puisse se déguiser…

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L’éventail des possibilités est donc assez large dans ce qui ressemble àun mix entre Gangstar (on pourra ainsi « emprunter » des canassons), Shadow Guardian pour la grimpette et les acrobaties, et Splinter Cell Conviction pour l’aspect infiltration, le tout étant bien mieux réussie chez BackStab. La variété des situations et des environnements, ainsi que la qualité de certaines quêtes servant l’histoire principale offrent au jeu une durée de vie conséquente qui dépasse les cinq heures. Si l’on rajoute àcela les objectifs secondaires (ils permettent de gagner de l’argent), on obtient un titre long et intense, même si certains passages auraient mérité d’être plus ramassés et nerveux… voire carrément zappés, comme ces quêtes sans intérêt réclamant de tuer des lapins.

Shadow Cell Gangstar

Impossible de se tromper : l’ergonomie du jeu est typique de ce que Gameloft a l’habitude d’offrir. Autant dire qu’un joueur qui a déjàtraîné ses guêtres sur un autre titre de l’éditeur sera rapidement au parfum… Toutefois, nul n’est parfait et malgré l’expérience, Gameloft aurait pu faire mieux. Les boutons se montrent parfois un peu petits et on aurait aimé pouvoir personnaliser l’emplacement des commandes - pour une meilleure ergonomie, préférez jouer sur iPad : ça n’est pas si fréquent, Gameloft propose son jeu en version universelle, un exemple àsuivre !
Cela n’empêche pas de pointer du doigt certains soucis de jouabilité : les « fatalités » se lancent avec le même bouton que celui du tir de projectiles ; résultat, il arrive bien souvent que Blake s’arrête en plein milieu d’un combat et se positionne en tireur, ce dont on ne veut absolument pas. Certains passages de plateformes sont aussi délicats àfranchir, surtout àcause du bouton de saut dont l’action est contextuelle : trop proche d’un rebord, le héros s’y accroche alors qu’on voudrait qu’il saute tout simplement.

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Si l’on a beaucoup évoqué Shadow Guardian dans ce test, c’est pour une bonne raison : BackStab semble bel et bien emprunter le même moteur graphique encore amélioré - si Shadow Guardian était superbe, que dire alors de BackStab ! Le jeu se montre en effet magnifique avec une très belle palette de couleurs qui collent parfaitement àson ambiance « tropicale ». Les textures sont fines et détaillées, et les animations précises. Cependant, des effets de clipping se font parfois ressentir, notamment lorsque des soldats apparaissent comme par magie.
J’ai également repéré quelques bogues graphiques, tel un héros qui semble flotter dans les airs, ou encore quelques problèmes de gestion de la lumière avec un Blake comme éclairé par une lampe noire. La caméra se montre également parfois capricieuse en se plaçant dans des endroits impossibles.

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On pourra louer également les environnements très grands (l’île par exemple) qui ne nécessitent pas de temps de chargements intempestifs. De plus, les différents niveaux se chargent assez rapidement. Gameloft a développé làun fort joli moteur qui rend l’utilisation d’Unreal (dans le futur March of Heroes) sans trop d’intérêt.
La bande-son est hollywoodienne àsouhait, et totalement adaptée àl’action grandiloquente. C’est du très haut niveau, y compris au niveau des bruitages et des voix (an anglais, mais le jeu est sous-titré), même si les cinématiques de dialogues ne sont pas vraiment au point. Le réseautage est en revanche réduit àpeau de chagrin, avec, heu… bin rien. Même pas de support au réseau maison de Gameloft, le Live. En conséquence, ne vous attendez ni àdes classements (même en local, et pourtant il y a 5 profils disponibles) ni àdes trophées.

Pour conclure

Après un Fast Five d’anthologie (notre test), Gameloft signe làun nouveau titre de très haut niveau, une superproduction qui s’offre en plus un univers inédit… Dommage que le contrôle qualité ait été un peu zappé, notamment au niveau des contrôles, et que le scénario délaye parfois beaucoup la sauce. Même si l’on reconnaît des emprunts àAssassin’s Creed et àd’autres jeux de l’éditeur, la qualité de la réalisation, des environnements et un scénario àrebondissements font de BackStab un excellent jeu qui trouvera sa place dans la logithèque d’un fan d’action.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPad
Niveau d’anglais requis : sous-titré en français
Affiliation réseau : des clous, moussaillon

Téléchargez BackStab

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