King of Fighters : le roi de la baston

Par iMike le 8 juillet 2011 à 18h05

King of Fighters : le roi de la baston

Dans la vie, vous êtes plutôt Beatles ou Rolling Stones ? Poire ou fromage ? Slip ou caleçon ? Street Fighter IV ou King of Fighters ?
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Les jeux de baston sont àla mode sur l’AppStore, et on ne va pas s’en plaindre, tellement le genre en était resté comme tétanisé après la sortie il y a plus d’un an de Street Fighter IV.

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Il faut dire que Capcom a écrasé la concurrence pendant de longs mois, et compte bien amplifier encore le mouvement avec le tout récent Street Fighter IV : Volt… Malheureusement, cet opus, aussi bon soit-il, n’offre rien d’autre que ce que proposait déjàson prédécesseur avec un mode en ligne en wifi. C’est alors que déboula sans crier gare l’adaptation d’un jeu que personne n’attendait : on veut bien évidemment parler de The King of Fighters, issu d’une licence prestigieuse dont le premier opus date de 1994 et qui a surtout essaimé en salles d’arcade. Autant dire qu’au moment de lancer le jeu, on se montrait un peu suspicieux… et on avait tort.

Nichons

Moins connu que ses comparses Street Fighter et Mortal Kombat, King of Fighters se situe quelque part entre ces deux franchises : on y retrouve des personnages délirants façon MK et la palette des super-coups àla SFIV, le tout enrobé dans un environnement proche d’un dessin animé. La mayonnaise a plutôt bien pris au vu du noyau de fidèles qui défend mordicus le jeu ! Et miracle, SNK Playmore est parvenu àne pas trop dénaturer le portage de son titre…

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Enfin, un miracle… On parle un peu vite. L’éditeur (créateur du jeu original) s’est beaucoup, mais alors beaucoup inspiré du travail d’adaptation de Capcom sur Street Fighter IV. Ça sent même parfois le copier/coller pur et dur, par exemple dans les menus de sélection ou dans les commandes : l’habitué de Street Fighter y retrouvera ses marques très rapidement !
En même temps, difficile d’en vouloir àSNK qui n’a pas cherché àréinventer la roue. Et pour tout dire, on préfère qu’il se soit abreuvé àla meilleure source plutôt que de proposer une mauvaise jouabilité…

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Mais revenons ànos moutons et en particulier, au cheptel de combattants dont nous disposons. Le jeu comprend 13 guerriers tirés de la franchise, dont les bien connus Kyo, Ash Crimson et la délicieuse Mai àla poitrine opulente indolente et ballottante, définitivement ma préférée. Cela pourra paraître peu, surtout quand on sait que la licence dépasse les 30 combattants en tout, mais SNK promet 6 personnages supplémentaires àtélécharger gratuitement d’ici le mois d’octobre, ce qui portera le total à20 protagonistes.

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Chacun possède bien évidemment sa technique de combat spécifique, en fonction de sa taille et de sa corpulence. Les mouvements sont nombreux, àtel point qu’on mettra un certain temps àconnaître àfond un personnage (alors 13, vous pensez bien). Les combattants disposent en sus de plusieurs coups spéciaux àdécocher dès les deux jauges idoines sont pleines.
Ces super coups, graphiquement impressionnants, peuvent être débloqués via des combinaisons de touches ou tout simplement en tapotant leurs zones respectives àl’écran : on retrouve làle même principe que dans SFIV.

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Comme on l’a dit plus haut, la jouabilité ne posera aucun souci particulier pour celui qui a tâté de Street Fighter, mais il nous a semblé que KoF est plus simple d’approche encore que le titre de Capcom. On retrouve deux boutons pour les coups de latte et de poings, un bouton d’évitement pour « rouler » d’un côté ou de l’autre de l’écran, un pour lancer un coup spécial, et enfin le bouton HD qui permettra àson combattant de porter des coups plus puissants.
King of Fighters offre un gameplay certes simplifié par-rapport aux jeux d’arcade traditionnels, àcause évidemment de l’absence de boutons physiques. Mais d’un autre côté, les débutants et les joueurs occasionnels s’y retrouveront très facilement (un tuto est proposé), tandis que les amateurs éclairés devraient eux aussi y prendre un grand plaisir.

Des modes plein les doigts

Le jeu ne s’arrête pas àun banal mode solo. Histoire, tout de même, de se différencier de son grand concurrent, SNK a planché sur plusieurs modes de jeu. On trouvera ainsi le match 3 contre 3, qui consiste àcombattre 3 adversaires les uns après les autres avec l’aide d’une équipe d’autant de combattants. S’il y en a un qui claque en cours de match, il passe la main au suivant, jusqu’àce que mort s’ensuive. À noter que la jauge de vie n’est pas renouvelée après un combat !

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Pas besoin d’explications sur le mode Training qui permettra d’enquiller les combos et les coups spéciaux face àun adversaire inerte. Le mode Sans fin offre d’enquiller les adversaires les uns derrière les autres avec un combattant dont la barre d’énergie ne se renouvelle pas entre les matches.
Mais ce qui fait le sel des jeux de baston est également bien présent : le multijoueurs !

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Il s’agit d’un mode en Bluetooth très classique un peu long àse mettre en place, mais parfaitement fonctionnel. Il est possible de créer des matches simples ou se faire plaisir avec une partie en équipe. KoF n’offre donc que du multi en local, dommage pour tous ceux qui auraient espéré pouvoir tatanner de l’étrange étranger en wifi, comme dans SFIV : Volt, par exemple.

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Mais ça n’est pas tout : làoù Volt, justement, tentait d’apporter un peu de sang neuf avec un système d’avatar dont l’intérêt est assez limité, King of Fighters joue la carte… de la carte ! Au fil des combats, on remporte des coins que l’on pourra dépenser dans la boutique de cartes àcollectionner. Mieux encore, il sera possible de les échanger, toujours via Bluetooth, avec un camarade.
Ce système d’échange fonctionne également avec les vidéos de ses combats, que l’on pourra également partager (histoire de faire le barbot). C’est moins ambitieux que l’avatar de Volt, mais c’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes, hein.

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Histoire d’achever le collectionneur compulsif, des dessins, croquis et autres goodies seront àdébloquer tout le long du jeu. Le joueur pourra les admirer dans une galerie dont on pourra utiliser les éléments comme fonds d’écran. Bref, on le voit, on n’a pas fini d’explorer le contenu du jeu, y compris en dehors des combats.

Un dessin animé de baston

Et on pourra prendre son temps àl’aise et avec plaisir, car même si le jeu n’assure pas les graphismes Retina, il n’en demeure pas moins fort joli. Les personnages ont tous une vraie personnalité (qui s’exprime également lors des petites séquences d’avant match) grâce àun travail graphique appelant aussi bien les mangas que l’imagerie comics US. On est très loin des combattants rigides de Mortal Kombat, ou même des stéréotypes de Street Fighter, àtel point qu’on s’attache àcertains d’entre eux. En tout cas, les poses iconiques sont légion et les gestes « over the top » sont un régal.

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Petit reproche concernant l’interface envahissante : s’il est possible de redisposer les boutons et modifier la transparence du HUD, la grosse barre en bas de l’écran n’est pas escamotable. Certes, elle donne des défis àaccomplir tout au long du combat, mais on aurait bien aimé pouvoir simplement la zapper pour récupérer un peu de place…

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Les décors ne bénéficient toujours pas d’animations (comme dans SFIV, décidément, il y a vraiment un problème àce niveau), en revanche celles des combattants se révèlent souples et chaloupées. On ne reviendra pas sur la poitrine de Mai qui gigote dans un sens et dans l’autre, car tous les guerriers ont fait l’objet d’un grand soin dans leurs mouvements.
La bande-son se révèle assez médiocre, en tout cas pas vraiment àla hauteur du reste de la réalisation, et c’est bien dommage. Game Center apporte ses classements en ligne et ses trophées (50 succès àdécrocher). Allez, encore un petit effort et l’on pourra jouer en ligne en utilisant le réseau d’Apple !

Pour conclure

Difficile de ne pas être emballé par The King of Fighters. SNK Playmore a réalisé un excellent travail d’adaptation pour notre plateforme (en s’inspirant très fortement de Street Fighter IV, inutile de le cacher). Surtout, le jeu bénéficie àplein de la licence dont il est tiré : les combattants sont attachants et généreux de leurs coups. Quant àla réalisation, elle est de haut niveau (pas de ralentissements visibles) même si on aurait aimé un effort sur le Retina. Bref, un jeu qui se hisse au niveau de la référence en la matière, et qui pourrait même la dépasser s’il y avait eu un mode en ligne. Un indispensable pour les fans de jeux de baston !

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : pas de localisation en français
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez The King of Fighters-i 002

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