Deathsmiles : la mort s’amuse

Par iMike le 12 juillet 2011 à 18h05

Deathsmiles : la mort s'amuse

Un nouveau bullet hell chez Cave, que demander de plus ? Un test ? Ah, vous êtes dur, mais le voici quand même.
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Après les monstrueux Dodonpachi Resurrection et Espgaluda, les adeptes hardcore de shoot’em up attendaient le studio Cave avec impatience. Deathsmmiles allait-il les décevoir ?

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Il est des studios qui comme ça, quoi qu’ils fassent, sont sà»r de faire mouche àtout coup. Ou pas loin ! Ainsi en va t-il de Cave, que l’on pourrait suivre les yeux fermés. Si le studio nous a fait une petite frayeur avec Mushihimesama Bug Panic, un jeu de tir àdouble pad certes sympathique, mais pas au niveau du reste du catalogue, l’éditeur revient avec Deathsmiles àune valeur sà»r, le bullet hell. Et ça dépote salement.

Rigolons devant la mort

Deathsmiles n’est pas un franc inconnu : le jeu a d’abord traîné ses guêtres sur Xbox 360 en 2007. Voyant le succès des adaptations pour iPhone de deux de ses titres emblématiques (Espgaluda et Dodonpachi), Cave a donc décidé de porter Deathsmiles sur notre plateforme… Grâce lui en soit rendu, car le jeu se montre àla hauteur de ses prédécesseurs, sans toutefois les dépasser.

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Le jeu met en scène un quarteron de sorcières internationales : il y a làWindia, Casper, Follett et Rosa, qui ont chacune des armes spécifiques. Elles sont par ailleurs accompagnées d’un petit animal familier qui tourne autour de sa maîtresse et balance lui aussi la purée.
Comme pour ses précédents bullet hell, le studio n’a pas mégoté sur le contenu : outre le mode Arcade classique (celui de la Xbox), il rajoute au pot un mode spécifique pour iPhone qui apporte un nouveau personnage - il s’agit de Tiara, qui rencontrera les quatre sorcières ci-dessus.

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L’histoire est abracadabrantesque comme toujours chez Cave, mais il y a quelques séquences de dialogues façon RPG qui tente de bâtir un semblant de structure narrative. Les deux modes offrent un gameplay sensiblement identique : outre le tir principal de l’héroïne, il est possible d’activer un deuxième tir de type laser ; un troisième tir est également de la partie mais s’il est puissant, il ne vise qu’un ennemi (àutiliser pour les boss) ; lorsque celle-ci est touchée, elle active une bombe qui nettoie tout àl’écran (attention, on ne pourra se faire toucher que 3 fois, ensuite c’est la mort assurée) ; lorsque le compteur d’adversaires morts atteint le chiffre fatidique de mille, le joueur dispose d’un nouveau tir temporaire très puissant.
Sachez également que l’on pourra tirer de la gauche vers la droite, mais aussi de la droite vers la gauche en tapotant simplement sur un bouton - une manoeuvre pas inutile lorsque les ennemis tenteront de faire le malin dans votre dos.

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Les principales différences entre les deux modes sont de trois ordres : d’une, Tiara a accès àune boutique lui permettant d’améliorer ses compétences grâce àl’or accumulé lors de sa progression. De deux, Tiara peut récupérer des trésors rapportant des sous supplémentaires. Enfin, après chaque mouru d’un boss, le titre propose un mini-jeu dans lequel on doit reproduire une séquence afin de gagner encore plus de sous. Ce bonus est une plaisanterie tellement il est facile et casse le rythme fou du jeu mais que ne ferait-on pas pour s’acheter une nouvelle robe ou des pompes…
Plus le niveau de difficulté est élevé, plus le magasin est achalandé avec des items plus puissants. On n’oubliera pas non plus de s’équiper de Continue… Ce petit aspect RPG est agréable même si pas très poussé.

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Tout cela étant dit, force est de constater qu’on est loin des subtilités d’un Dodonpachi qui prenait lui en compte les projectiles tournoyant autour du pixel carré àprotéger ! De fait, Deathsmiles est plus abordable que les précédents titres de Cave, aussi bien au niveau de l’univers (un mix entre Alice au Pays des Merveilles et Mary Poppins, grosso modo) que de la difficulté (le jeu est relativement facile, que ce soit en mode Cadet ou Normal).

Un bullet hell plus abordable

Deathsmiles se distingue également des précédents shmup de Cave par son gameplay : exit le scrolling vertical, le jeu se déroule àl’horizontale, ce qui n’est pas sans poser un petit souci de jouabilité. Le pilotage au doigt est en effet susceptible de masquer une partie de l’action, même s’il est possible de poser son doigt sur les bords de la fenêtre du jeu : il vient bien un moment où il faut mettre les doigts dans la cambouis pour aller de droite àgauche, ce d’autant plus que le jeu nécessite effectivement de tirer d’un côté comme de l’autre.

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Résultat : il arrive plus souvent qu’on ne le voudrait que l’héroïne se fasse toucher par l’arrière (en tout bien tout honneur, évidemment), alors que le projectile ennemi se planquait sous le doigt du joueur… Et Cave n’a pas daigné offrir d’autres modes de commandes (en même temps, le pilotage au doigt se révèle le meilleur, même s’il n’est pas parfait).
Tant qu’on est dans les griefs, rajoutons qu’il n’est pas possible de basculer l’écran de jeu dans le sens que l’on souhaite. Rien de bien grave !

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Car pour le reste, on retrouve ce qui fait la patte de Cave : un nombre d’ennemis et de bidules àl’écran impressionnant, àtel point qu’on a parfois l’impression que l’iPhone n’arrive plus àsuivre… d’où quelques ralentissements ici ou là, mais c’est aussi ce qui fait le sel des bullet hell ! On notera toutefois que Cave a mis la pédale douce, certains passages se montrant effectivement plutôt calme. Heureusement, les deux derniers niveaux remettent la pendule àl’heure, et salement.

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Les commandes sont assurées par une classique molette de direction, et par des boutons d’action. Le titre propose plusieurs jeux de commandes, dont un pour les gauchers, merci pour eux. Les options permettent également de modifier l’espace pris par la fenêtre du jeu, de petite àgrande - dans ce dernier cas, les pixels commencent àse voir…

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Au niveau de la réalisation graphique, c’est plutôt mignon dans un style évoquant comme on l’a dit Alice au Pays des Merveilles avec des éléments tirés de l’heroic-fantasy. Certains boss sont particulièrement étonnants, on a par exemple droit àune grosse vache balançant des cubes. Incongru, mais rigolo !
En revanche, pas de support des graphismes Retina et comme d’hab’, la palette des couleurs est un peu tristouille comme souvent chez Cave. C’est aussi ce qui fait le charme discret des schmup de cet éditeur…

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La bande-son est monstrueusement technouille, ce qui tranche singulièrement avec l’univers développé par le jeu. Il faut aimer, mais cela participe aussi de la folie ambiante générée par l’action sur l’écran. Le réseautage est assuré par OpenFeint (classements) et Game Center (classements et une liste de 55 trophées).

Pour conclure

Hop, encore un excellent bullet hell signé Cave ! On commence às’habituer, mais on est toujours preneur de très bons jeux. Toutefois, Deathsmiles se distingue de ses deux prédécesseurs par un déroulé àl’horizontale, un univers plus enfantin, ainsi qu’une prise en main plus abordable. De fait, le jeu s’adresse àun public moins amateur de manic shooter qu’auparavant ; toutefois, que les joueurs hardcore se rassurent : Deathsmiles a largement de quoi les satisfaire, et sans doute plus encore.

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : si on veut suivre l’histoire…
Affiliation réseau : Game Center, OpenFeint

Téléchargez Deathsmiles

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