Swords and Soldiers : simple, mais costaud

Par iMike le 15 juillet 2011 à 18h05

Swords and Soldiers : simple, mais costaud

Des épées, des soldats… et surtout pas mal d'humour et de fun dans ce jeu de stratégie temps réel très réussi et surtout, particulièrement abordable de Chillingo.
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À bien des égards, Chillingo aurait pu renommer son Swords and Soldiers le « Strat’ temps réel pour les Nuls », tellement le jeu se contente d’effleurer les règles du genre. Toutefois, est-ce réellement un mal ?

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Swords and Soldiers est un titre pas forcément très raccord avec son contenu. Certes, il y a bien des épées et des soldats, mais un tel nom laisse présager un jeu très sérieux et complexe. Or, S&S est tout sauf cela, il est même complètement l’inverse ! Le jeu, développé par Two Tribes, se révèle en effet beaucoup plus fun, mais aussi plus simple, que bon nombre de ses concurrents. Voyons donc tout cela…

Un jeu sur le grill

Histoire de se faire la main, le jeu propose une campagne roborative, qui permet au joueur de prendre tout àtour en main les destinées de trois peuplades : les vikings, les aztèques et les chinois. Chacun de ces peuples possède ses propres caractéristiques et arbres de compétences, composés de guerriers, d’armes et de sortilèges qui leur sont propres. On débute ainsi la partie avec nos sympathiques amis vikings en quête du grill - non, pas du Graal, du grill !
Le scénario, plutôt malin et àbourré d’humour, entrecroise les aventures des trois tribus de façon intelligente. Un régal !

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Pour débuter, le QG ne sait générer que des chercheuses d’or, une des deux ressources primordiales du jeu. Il s’agit d’en envoyer un maximum (jusqu’à10) dans les mines pour récupérer le maximum du précieux métal. Ce dernier va permettre de créer des troufions et des armes (du type catapulte et tour de garde pour les vikings) que l’on aura préalablement activé dans l’arbre de compétences de la tribu.
Ces soldats ont une volonté limitée : tout ce qu’ils savent faire avec perfection, c’est d’aller droit devant eux pour frapper les ennemis qui auraient le malheur de passer par là. Je vous rassure, ces derniers ne tardent pas àdébarquer !

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Pour aider son armée àtriompher, le joueur devra faire appel àla magie, grâce àl’autre ressource du jeu : le mana. Celui-ci permet de balancer des sorts, de la foudre ou de l’emballement pour les vikings, le clonage ou une pluie de flèches en feu pour les aztèques… Ces sortilèges sont, une fois de plus, àactiver via l’arbre dont je vous rabats les oreilles depuis deux paragraphes… mais une bonne connaissance des unités et sorts disponibles est essentielle àla victoire !

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Ces sortilèges, dont une grande partie pourra être lancée contre des individus, donnent au jeu un aspect tap to shoot très agréable, impliquant le joueur mieux que dans un Legendary Wars où il se contente d’indiquer un emplacement àces unités.
Au contraire de beaucoup d’autres STR se déroulant en scrolling horizontal, les unités ne pourront pas être améliorées, ni le QG d’ailleurs. On peut avoir se dire alors que la variété est un peu limitée, mais on se trompe : l’arsenal de sorts ainsi que les nombreuses unités très différentes d’une tribu àune autre poussent àmodifier drastiquement sa stratégie selon que l’on est un chinois ou un viking - il faudra se la jouer fine dans le premier cas, et franchement bourrin dans le second.

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C’est pourquoi, même si la campagne peut sembler un rien longue, son côté « pédagogique » est particulièrement utile pour saisir les subtilités entre les tribus. En tout cas, chacun y trouvera son compte : aussi bien les débutants qui découvriront le B-A-BA du genre, que les joueurs plus confirmés, même si le première volet du mode histoire se révèle vraiment facile. Le chapitre consacré àla peuplade chinoise devrait leur donner du fil àretordre…

On rigole entre soldats

Le gameplay du jeu est on ne peut plus simple : il suffit de tapoter sur l’icône du soldat ou du sort que l’on souhaite lancer dans la bataille. Si le trouffion ne demandera pas son reste en débutant sa longue marche depuis le QG, les sortilèges se déclencheront làoù le joueur le souhaite. Tout est parfaitement expliqué dans un français impeccable, et on apprécie beaucoup les nombreuses notes d’humour qui vont parfois chercher dans le graveleux, ànotre plus grand plaisir.

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Le jeu ne se contente pas de trois campagnes, aussi longues soient-elles. On salue ainsi les modes supplémentaires qui apportent encore un peu plus de durée de vie ! Le joueur débloquera ainsi après chaque campagne un défi, soit trois modes de jeu en plus plutôt amusant : celui des vikings, Sauve qui peut, consiste àaller le plus loin possible avec un seul soldat, ses réserves d’or et de mana étant au maximum.

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Le mode Escarmouche est certainement le plus intéressant : il permet de créer des parties opposant les tribus de son choix, et selon ses modalités. L’on pourra choisir la difficulté, le terrain de jeu (petit, moyen, grand), sa topologie géographique, mais aussi ses quantités d’or et de mana et la main d’oeuvre (les chercheurs d’or) déjàsur le terrain. Autant dire qu’il est possible de développer des parties finement réglées et àmême de contrecarrer vos stratégies les plus abouties !

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Cependant, soyons juste : le jeu est très sympa, mais les adeptes du genre ne devraient en faire qu’une bouchée. Les fameux arbres de compétences sont restent très limités, les unités ne sont pas évolutives ni même la puissance des sortilèges, et on aurait pu imaginer un système d’XP. Comme on l’a dit, Swords and Soldiers s’adresse àun public volontiers casual, qui y trouvera largement son compte - mieux, le jeu pourrait pousser les plus acharnés às’investir plus franchement dans le genre.
Au niveau du contenu, il ne manque plus guère qu’un mode deux joueurs en Bluetooth ou en ligne, mais àvoir l’icône Solo du menu de sélection, je pense qu’un multi pourrait bien apparaître sous peu. La version pour iPad offre un mode multi sur la même tablette que je n’ai pas testé.

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Au niveau de la réalisation, c’est impeccable avec des graphismes, décors et personnages fort mignons même s’il faut bien le dire, on a parfois du mal àsaisir qui fait quoi au plus fort de la bataille. Les animations (les sortilèges, notamment) sont réussies et rigolotes. Franchement, àl’exception du Battle of Puppets de Small Wonders (notre test), on n’a encore rien vu d’aussi sympathique au niveau de l’exécution graphique.
La bande-son emprunte les mêmes accents guerriers mais diffère néanmoins selon les tribus. Celle-ci se révèle plutôt agréable et accompagne parfaitement l’action. Mention spéciale aux bruitages, peu nombreux mais amusants !

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Le réseautage est comme àpeu près toujours chez Chillingo, assuré par Game Center et Crystal, offrant divers classements (notamment pour les modes survie) et une série de trophées àdécrocher.

Pour conclure

Il ne manque pas grand chose àSwords and Soldiers pour être un indispensable de toute logithèque qui se respecte. La réalisation est au poil, le contenu est làet il y a de quoi s’occuper un moment, l’univers est sympa comme tout et l’humour ne manque pas. Non vraiment, il n’y a rien àreprocher àce jeu, si ce n’est peut-être qu’il se contente un peu trop de frôler la surface des choses alors qu’il aurait pu emmener le joueur encore plus loin… mais comment en vouloir au studio ? Surtout au prix demandé…

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en bon français
Affiliation réseau : Game Center, Crystal
Prix version complète : 0,79 euro (iPhone/iPod touch), 2,39 euros (iPad)

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