Pocket RPG : c’est dans la poche

Par iMike le 22 juillet 2011 à 18h05

Pocket RPG : c'est dans la poche

Pocket RPG n'a rien de « pocket » (essayez de glisser un iPad dans votre poche) et du côté du « RPG », ça reste assez limité. Mais pour le reste, quel plaisir !
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Il est des studios dont on est àpeu près certain que, quoi qu’ils fassent, ce sera toujours de qualité. Parmi ces rares éditeurs, se trouve Crescent Moon àqui l’on peut faire confiance : quel que soit le genre choisi, le résultat sera forcément àla hauteur : Ravensword, Aralon, Gears, tous des hits qui ont mérité leur succès critique et public. En ira t-il de même avec Pocket RPG ? Mon petit doigt me dit que oui !

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Après avoir lourdement investi le genre du jeu de rôle avec les monstrueux Ravensword et Aralon, le studio Crescent Moon a cherché àdiversifier son offre en abordant d’autres rives. Gears, avec sa bille àpiloter àtravers un labyrinthe, fait partie de cette volonté de diversification et malgré un nom qui laisse pourtant deviner un nouveau jeu de rôle, Pocket RPG émarge lui dans le hack’n slash pur et dur, avec une forte prime àl’action. On ne va pas s’en plaindre (nos doigts, oui).

Du bourrin décomplexé

Pocket RPG est un jeu d’un abord vraiment simple. Le joueur sélectionne une des trois classes proposées, puis part combattre une infinité de monstres dans le plus pur style des jeux de tir àdouble pad. On aurait pu s’arrêter là(et hop ! Un nouveau test de fini !), mais ça ne serait pas rendre hommage àla grande richesse du jeu…

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Les trois combattants disponibles sont un maître d’épée, spécialiste des attaques de mêlée avec ses deux sabres, l’Archer qui donne comme on s’en doute dans l’attaque de loin, et le Mage qui n’est pas particulièrement résistant mais dont les pouvoirs une fois améliorés sont dévastateurs. Autant dire que le jeu est plus difficile mais aussi plus emballant avec ce dernier personnage… Les débutants préfèreront sans doute le guerrier, dont les capacités sont certes limitées, mais qui dépotent sévèrement.
L’Archer est le combattant le plus équilibré du lot, compensant ses faiblesses en mêlée par une impressionnante force de frappe et une sélection de flèches plus puissantes les unes que les autres.

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Tout le jeu tourne autour des différents et pratiquement innombrables items que l’on pourra récupérer ou acheter. Chaque héros dispose d’un inventaire qu’il pourra remplir àsa guise de tout ce qu’il pourra choper au combat ou chez un marchand, et le moins qu’on puisse dire c’est que Crescent Moon n’a pas été radin : il y a làsans doute des centaines d’objets qui tous modifient la puissance, la résistance, l’habileté et les dommages infligés, sans compter les pouvoirs que confient certains items.
Dommage qu’on ne puisse s’équiper que de quatre objets àla fois ! Mais on pourra constamment en changer depuis l’inventaire du jeu. Au joueur ensuite de tenter des combinaisons afin de trouver celle qui correspondra le mieux àson style de jeu.

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Jeu de rôle oblige, l’XP est de la partie et le levelling est assez rapide. Le passage d’un niveau àun autre donne lieu àun ralentissement de l’action façon bullet time, amusant les deux ou trois premières fois mais qui porte rapidement sur les nerfs car il ralentit le rythme de l’action.

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S’il est une chose étrange dans Pocket RPG est sa gestion de la « carrière » des personnages. Chaque combattant possède sa propre « fiche » même si tout dans le jeu indique que lancer une nouvelle partie revient àtout effacer de la progression déjàréalisée, il n’en est rien : le jeu conserve en mémoire le dernier endroit où un héros se trouvait, avec ses objets et sa progression. Pourtant, le jeu annonce clairement la couleur en assurant que tout sera effacé.

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En revanche et c’est làque le franchement étrange apparaît, au démarrage d’un nouveau donjon (ce qui correspond àune quête), l’avatar perdra ses points d’XP et les items récupérés dans le précédent niveau ! Le joueur devra donc repartir àla chasse aux objets… que l’on aura déjàchopé dans un donjon précédent ! Il ne faudra donc pas s’attacher àl’armement durement gagné… Par contre, le combattant aura la possibilité, une fois terminé un donjon, d’apprendre àmaîtriser un sort ou une amulette qui améliorera ses capacités, cette fois de façon définitive.
Des gestures spécifiques, également apprises entre deux quêtes, permettront d’activer des coups spéciaux (le ranger pourra balancer un jet de poison, par exemple). Tout cela participe de la richesse et de la profondeur d’un jeu qui au premier abord, il faut bien le dire, ne donne pas cette impression.

RPG, mais pas trop

L’action en elle-même est bourride àsouhait, avec ces deux molettes qui permettront évidemment de se diriger et de frapper. Les monstres àabattre peuvent se montrer aussi hargneux que nombreux et surtout, quelle variété ! On passe d’arbres mouvants àdes gros cubes de slime, c’est assez rafraîchissant. En chemin, on n’oubliera pas de casser quelques coffres et jarres afin de récupérer or, armes et potions, mais aussi certains murs et végétations qui recèlent quelques trésors supplémentaires.

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Les sept donjons sont constitués de plusieurs sous-niveaux dont certains éléments sont aléatoirement générés. Les réaménagements sont assez légers mais permettent d’éviter la monotonie quand on repart àl’assaut pour la vingtième fois du même donjon !
La difficulté du titre le place au niveau des joueurs débutants même s’il faut reconnaître que la courbe s’accélère au niveau des trois derniers châteaux.

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Il manque toutefois au jeu un mode multi (ne serait-ce que deux joueurs) pour qui il semble parfaitement calibré. On aurait également beaucoup aimé disposer de plusieurs profils pour autant de joueurs en solo : après tout, l’iPad est aussi un appareil familial susceptible d’être utilisé par tous les membres de la maison.
Enfin, pointons du doigt une certaine propension du jeu àsalement planter au beau milieu d’un donjon, et ça, c’est très mal.

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En-dehors de ces bogues, la réalisation est au petit poil, mais après tout Crescent Moon nous a toujours habitué au meilleur àce niveau. Graphiquement parlant, les protagonistes 3D sont tous très mignons, y compris les monstres dont on a envie pour certains de serrer dans ses bras pour un câlin.
La bande-son est épique àsouhait et colle avec parfaitement avec l’action débridée àl’écran. Game Center apporte lui des classements et une liste conséquente de 76 trophées.

Pour conclure

Pocket RPG n’a de prime abord pas grand chose de « RPG » (ni même de Pocket d’ailleurs vu qu’il n’est disponible que sur iPad !) ; mais en fouillant un peu, on s’aperçoit que la gestion des objets, le nombre d’items àrécupérer ainsi que leurs conséquences sur les héros (même si tout cela s’évapore àchaque début de quête) et la maîtrise des sorts -permanente - entre deux donjons concourent àdonner au titre un réel intérêt pour les rôlistes. Toutefois, le jeu s’adressera en priorité aux amateurs d’action pure et dure, car ce dernier en est bourrée jusqu’au ras la tronche et encore plus. La durée de vie est excellente car non seulement le gameplay est complètement addictif, mais encore on n’a de cesse que de parcourir encore et encore les donjons avec un équipement différent. Si l’on rajoute une exécution exemplaire malgré de fâcheux bogues, on tient làun très bon hack’n flash qui débourre àl’aise. Recommandé.

Version de test : 1.01
Machine de test : iPad 2 (une version iPhone est prévue)
Niveau d’anglais requis : pas inutile pour la maîtrise des sorts
Affiliation réseau : Game Center

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