Sid Meier’s Pirates : abordage réussi !

Par iMike le 25 juillet 2011 à 18h05

Sid Meier's Pirates : abordage réussi !

Bourlingueurs de tous les pays, voici le moyen de prouver votre valeur à travers la mer des Caraïbes, tout en accomplissant une douce vengeance.
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Il est des jeux qui marquent l’esprit des joueurs. Il y a certes les grands classiques, mais d’autres titres moins tapageurs n’en ont pas moins laissé une trace durable dans la courte mais riche histoire du jeu vidéo, et parmi ceux-là, Sid Meier’s Pirates trône en bonne place.

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Sorti pour la première fois en 1987 chez l’éditeur Microprose, le jeu a essaimé sur toutes les plateformes de l’époque et il ne manquait pas grand chose pour qu’on le voit débouler sur la notre. C’est chose faite quelques 25 ans plus tard par l’entremise de 2K Games qui propose le portage de la version de 2004 sur iPad, adapté évidemment àl’écran tactile de la tablette. Le résultat est tout aussi bon qu’àl’époque !

Ahoy moussaillon !

Le jeu conte la même histoire originelle : jeune, le héros a vu toute sa famille embastillée par le baron local. Quelques années plus tard, devenu marin et anonyme, le moussaillon d’eau douce va devoir non seulement faire ses preuves comme capitaine d’un vaisseau pirate, mais encore recouvrir la gloire et la fortune de ses proches…

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Basiquement, Sid Meier’s Pirates se décompose en plusieurs phases : exploration, combat, diplomatie et gestion (dans le désordre). L’exploration de la mer des Caraïbes qui constitue le terrain de chasse du jeu, et qui comprend bon nombre de vaisseaux àpiller et de ports de toutes obédiences. Cette partie du monde se partage entre quatre nations qui se tirent la bourre : la France, l’Angleterre, l’Espagne et la Hollande. Le joueur aura la possibilité de rejoindre une faction en début de jeu… pour mieux la trahir ensuite !

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L’allégeance àun pays est un facteur important du jeu : il ne faudra pas s’attendre àêtre bien accueilli dans un port anglais si on n’a eu de cesse que de couler des vaisseaux de sa gracieuse Majesté… Mieux vaudra donc ménager la chèvre et le chou et saborder des navires de tous les pays histoire de récupérer des titres honorifiques de toutes les contrées… et qui vous feront bien voir de partout.

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La diplomatie s’incarne également dans les quêtes que les gouverneurs des différentes bourgades voudront bien vous confier : escorte, transport de lettres ou de marchandises… Plus amusant et incongru, il vous sera également demandé de charmer et de conquérir les femmes qui comptent ! Des séquences de danse (un jeu de rythme musical où il s’agit de tapoter au bon moment) seront ainsi proposées pour que vous épatiez la galerie. Ces phases ne sont pas si inutiles : d’une, elles permettent de se mettre en poche des dignitaires haut-placé en faisant la cour àleurs filles, et de deux ces dernières vous transmettront des cadeaux et autres informations, capitales pour la suite de vos aventures.

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L’arrivée au port est l’occasion pour le joueur de faire le plein de denrées, de vendre le butin de ses méfaits, mais aussi de réparer ses galions et de recruter de nouveaux moussaillons. C’est que le cheptel s’épuise vite, chaque traversée entre deux ports signifiant de la nourriture et des hommes en moins. On n’oubliera pas non plus de partager son butin avec les membres de son équipe pour éviter les mutineries.
Les villes côtières sont également le prétexte pour faire avancer la quête principale du jeu : s’il s’agit certes de devenir le plus grand pirate de tous les temps, Sid Meier’s Pirates propose surtout de récupérer les membres de sa famille dispersés aux quatre vents.

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Ainsi, on trouvera dans certains endroits stratégiques ou sur certaines personnes plus ou moins intentionnées, des morceaux de carte sur lesquels figurent la soeur, le père, la tante, la mère et j’en passe du héros. Les passages dans les pubs louches des ports permettront ainsi d’obtenir ces fameuses cartes ou plus souvent, des indices intéressants sur les personnes àinterroger (qui peuvent se situer àl’autre bout de la map).

Jack Sparrow ou Barbe-Noire ?

Mais évidemment, le gros morceau du jeu sont les phases d’exploration et surtout, de combat ! Une fois en pleine mer, le joueur a la possibilité d’attaquer n’importe quel bateau qu’il croise ; pour ce faire, il suffit de se lancer àl’abordage puis d’affà»ter ses canons ! La séquence de bataille navale est plutôt probante et nécessite un minimum de doigté afin de positionner son vaisseau de façon àce que les canons soient pile en face du bâtiment ennemi. Trois types de projectiles sont proposés : boulet simple, double boulet, et (mon préféré), trois boulets enchaînés entre eux. Dégât maximal assuré !

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Il est temps ensuite de passer àl’abordage proprement parler : une fois les vaisseaux suffisamment proches, soit le capitaine du navire se rend àvous (option sage…), soit il décide de vous attaquer. En ce cas, le jeu propose de sélectionner une arme blanche (parmi trois, de la plus rapide àla plus lourde), et àvous de jouer : dans une séquence qui rappelle Infinity Blade (ou Fruit Ninja), il s’agira d’effectuer des gestures d’attaque ou de défense. Faites vite : plus vous traînerez, plus votre équipage se fera décimer et plus les chances de victoires s’amenuiseront.
La bataille remporte, le réconfort : le contenu du vaisseau adverse passera dans vos soutes, et vous aurez même la possibilité de conserver le galion et ses hommes. S’il est possible de se constituer une véritable flottille, celle-ci sera d’autant plus difficile àpiloter qu’elle comptera beaucoup de vaisseaux, sans compter le coà»t des réparations.

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Cette description ne reflète que l’écume de ce qu’il est possible de faire dans le jeu, qui est bien plus complet : il est ainsi possible d’améliorer les capacités de son héros, d’embaucher des spécialistes, d’améliorer ses vaisseaux, d’attaquer un port pour y placer àsa tête un allié… Toute une palette de possibilités qui souligne la grande richesse de ce titre ! Sans compter les niveaux de difficultés et les options historiques qui permettent de régler le niveau de mainmise d’une nation sur les autres, ce qui influent sur le jeu… Et n’oubliez pas que le héros vieillit et arrivé àun certain âge, il prendra sa retraite : le temps est compté si vous souhaitez parvenir àvos fins, àsavoir devenir le plus grand pirate de la mer des Caraïbes, craint, redouté et riche, mais aussi avoir toute votre famille autour de vous.

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La durée de vie se montre non seulement conséquente, mais la rejouabilité est excellente elle aussi puisqu’une grande partie des événements est aléatoirement générée : une partie ne ressemblera pas àune autre.
Tout n’est cependant pas si rose : les différentes séquences pourront paraître assez répétitives une fois qu’on les a enquillé des dizaines de fois, tandis qu’on a parfois le temps de s’embêter durant les transports maritimes (un système de « téléportation » est cependant proposé).
Les séquences de bataille navale sont un peu légères : même àla tête d’une nombreuse flotte, l’attaque n’est dévolue qu’àun unique flagship. Il est impossible d’organiser une conquête avec plusieurs bâtiments, ce qui aurait été plus stratégique que le jeu de tir aux pigeons proposé.

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Du côté de la réalisation, c’est très correct : certes, on aurait apprécié des personnages et des objets un peu mieux texturés et détaillés, mais ne crachons pas dans l’eau de mer, au vu de la richesse du titre, c’est un moindre mal. Certains collisions sont elles aussi étrangement calculées, notamment àcôté des ports où on a toujours l’impression que l’on va rentrer dans les terres !
On regrettera cependant l’absence d’alternance jour/nuit et celle d’événements climatiques : il faut croire qu’aux Caraïbes, il fait toujours beau et la mer est constamment d’huile.

La bande-son est de qualité même si on a droit aux poncifs du genre, mais en même temps difficile de demander autre chose pour un tel titre. Le réseautage passe par Game Center, ses classements, sa liste de 16 réalisations.

Pour conclure

Les petits vieux peuvent en remontrer aux gamins : malgré le poids des ans (et par la grâce d’un coup de ripolinage 3D), Sid Meier’s Pirates se montre toujours aussi accrocheur et fun. Il faudra certes s’y adonner quelques minutes pour saisir la palette des possibilités, et avoir bien suivi en cours d’anglais car le jeu n’est pas localisé, mais ces préalables acquis, le titre est toujours un plaisir. Aventures, exotisme, action… Tout est réuni pour faire passer un agréable moment aux pirates d’eau douce. Assaut réussi !

Version de test : 1.0.4
Machine de test : iPad 2
Niveau d’anglais requis : dico anglais/pirate recommandé
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Sid Meier’s Pirates

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