N.O.V.A, de l’ombre àla lumière

Par Doomsday le 18 décembre 2009 à 10h35

N.O.V.A, de l'ombre à la lumière

Attendu depuis le Special Event de septembre, N.O.V.A n'a cessé de faire parler de lui. et faisait miroiter aux joueurs une expérience à la Halo. Cette longue attente est-elle justifiée aujourd'hui ?
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Le feu de la claque que les joueurs se sont pris lors du dernier Special Event de septembre pendant de la démonstration de N.O.V.A a depuis eu largement le temps de s’éteindre - c’est qu’entre-temps sont sortis des pointures comme Call of Duty : Zombies, Eliminate, ou encore Modern Combat : Sandstorm, qui ironiquement sera certainement le plus grand concurrent de N.O.V.A. Mais avant de lire la conclusion de notre test, vous devrez passer par le commencement !

Dans l’espace, personne ne vous entend tirer

N.O.V.A, un acronyme qui signifie Near Orbit Vanguard Alliance, pioche ses éléments de scénario àdroite àgauche, une pincée de « Battlestar Galactica » par ci, une cuillerée de Doom par là, sans oublier quelques références àl’incontournable du genre, « Alien ». Bref, c’est du classique éparpillé façon puzzle que nous propose Gameloft : alors que la vie sur Terre est condamnée, d’immenses satellites artificiels ont été bâtis pour accueillir l’humanité, les « Obitaux ».

Pour fédérer ces îlots de vie, les hommes ont créé l’Alliance Avant-Garde Orbitale… dont l’équilibre est menacé par l’apparition d’un vaisseau Marine qu’on pensait disparu et qui fonce sur ces orbitaux.
En tant qu’ex-Marine, Karl Wardin va devoir remettre le pied àl’étrier et sauver l’humanité. Mais rien n’est jamais tout blanc et tout noir, et une autre menace sourde àl’horizon… Bon, au moins note t-on un petit effort scénaristique !

Un mot rapide concernant le petit air de famille entre notre nouvel ami Karl : oui, il partage quelques ressemblances avec un certain Master Chief, avec son casque et son armure. Et en règle générale, N.O.V.A a tout d’un « Halo-like », bien qu’il cultive ses différences. On a envie de dire : « Encore un copycat de Gameloft ». Ce àquoi je rétorquerais : si Microsoft ou Bungie ne sont pas contents, ils n’avaient qu’àdévelopper leur licence sur notre plateforme. Faute de grives, on mange des merles, et si les gamers veulent du Halo mais que les créateurs de la franchise ne se bougent pas, ils auront àla place du N.O.V.A !

Master Chief àla réalisation

N.O.V.A offre basiquement deux modes : un solo et un multi.
Le solo comporte 13 niveaux éparpillés dans 5 environnements très différents : vaisseau spatial, jungle, montagnes, bunker, et finalement une ville extra-terrestre. Le jeu n’est pas bien compliqué àcomprendre : il s’agit de se diriger dans des couloirs aux murs invisibles, tirer sur des monstres qui apparaissent toujours aux mêmes endroits, il y a également de petites phases de plateformes pas bien méchantes. Il sera aussi nécessaire de « pirater » des ordinateurs, ce qui donnera lieu àun mini-jeu dans lequel il faudra déplacer des miroirs pour orienter un tir laser. Rien de bien méchant !

Alors certes, le jeu est extrêmement scripté. Il faut abattre tous les ennemis pour passer àla salle suivante, récupérer le bon item, il y a éventuellement des objectifs secondaires permettant de récupérer des munitions et de nouvelles armes, mais rien ne viendra vraiment bouleverser le rythme établi. En ce sens, on est très proche de Mission Combat : Sandstorm ou Doom Resurrection, l’impression de liberté reste très relative.
Au contraire du titre d’Id Software, le jeu de Gamelot est bien moins anxiogène, et on ne sursautera pas (toutes proportions gardées) au détour d’un couloir. Et l’ambiance qui se dégage de N.O.V.A sonne bien plus « cartoon » que celle de MCS, dont l’atmosphère plus « réaliste » pourra choquer quelques âmes sensibles. Il ne s’agit ici que d’occire des aliens ou des armures, l’honneur est sauf.

Graphiquement parlant, les décors sont plutôt réussis avec une palette de couleurs spécifique qui donne àchaque environnement son identité. Il y a toujours un petit quelque chose d’épatant àadmirer, par exemple les puits de lumière dans la jungle, les galaxies àtravers les vitres du vaisseau spatial… Un ravissement pour l’oeil. Gameloft arrive àtirer de son moteur graphique des résultats vraiment probants et tire tout le jus qu’il est possible des capacités graphiques de l’iPhone/iPod touch. Maintenant, on pourra toujours trouver àredire des ennemis qu’on pourra trouver très cubiques et peu inspirés.

Les commandes ne poseront aucun problème aux habitués des titres Gameloft, et en particulier ceux qui se sont frottés àModern Combat : Sandstorm, dont N.O.V.A semble être le décalque dans l’espace. On pilote son Marine du futur comme celui du Moyen-Orient, la prise en main est donc immédiate, le jet de grenade est d’ailleurs identique àMCS. Pourquoi vouloir réinventer la roue ? Gameloft a toutefois apporté quelques petites modifications qui rendent encore plus faciles la prise main : changer d’arme revient àfaire glisser le menu (et non plus double-taper), et il est possible de sauter àn’importe quel moment.
Rassurons les débutants : un tutorial est présent pour aider àla prise en main de Karl.

Mode solo : pour conclure

N.O.V.A est un bon, un très bon FPS solo. Il se hisse sans problème au niveau de la concurrence, même si dans un registre un peu différent, Call of Duty : Zombies reste supérieur malgré son manque de variété.
Le scénario et l’immersion sont mieux réussis dans N.O.V.A que dans Modern Combat : Sandstorm, son presque jumeau. En l’état, malgré son dirigisme parfois assommant, on dispose làd’un jeu de tir très bien fichu qui offre quelques heures de fun. Mais malheureusement pour Gameloft, depuis sa démonstration en septembre, de l’eau a coulé sous les ponts et la concurrence a affuté ses armes : l’effet de surprise ne joue plus et N.O.V.A n’est pas « le » FPS qui écrase tout.

Un multijoueur laborieux

Après avoir implanté un multijoueur du tonnerre àson premier FPS, Modern Combat, Gameloft renouvelle l’expérience avec N.O.V.A. Et le résultat est quelque peu décevant...

En effet, même si, techniquement, les serveurs tiennent le choc et qu’aucun ralentissement ou crash n’est àdéplorer, c’est au niveau du fun qu’il pêche un peu. En effet, les maps, quoique bien travaillées, sont un peu vides. Le jeu est trop « bourrin » et aucune stratégie n’est envisageable.
En revanche, le multijoueur diffère de celui de Modern Combat sur quelques points. Il n’y a par exemple pas de système de classe. Il vous faudra récupérer vos armes et votre santé dans la carte, un peu àla manière d’Eliminate.

On regrettera néanmoins le cruel manque de modes disponibles : seul un « Match àmort » est disponible et il faut avouer que d’autres modes n’auraient pas été du luxe.

Vous pouvez également consulter vos statistiques et les comparer avec des joueurs du monde entier. Le mode multijoueur se décline en trois versions : un mode WiFi local, un mode bluetooth et un mode en ligne. Pour résumer, le multijoueur n’est ni bon ni mauvais mais reste tout de même un avantage certain qui vous tiendra en haleine pendant plusieurs heures.

N.O.V.A

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