1112 : un casse-tête enroulé dans une énigme

Par iMike le 24 août 2011 à 18h05

1112 : un casse-tête enroulé dans une énigme

Plus d'un an après l'épisode 2, le studio Agharta remet le couvert avec un nouvel opus des aventures aux frontières du réel de Louis Everett. Le retour à Jalonsville s'annonce difficile…
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1112 est un jeu d’aventures qui possède un univers singulier, au moins autant que son héros qui tente de se dépatouiller de la course d’événements dont il semble n’être que le jouet impuissant. Pourtant, àforce d’astuce et de pas mal de jus de crâne, il parviendra àdémêler une partie de l’écheveau diabolique…

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Ce qui est bien avec le studio Agharta, c’est qu’on a largement le temps d’explorer les moindres interstices de son jeu d’aventures au long cours, 1112, et pour cause : le précédent épisode datait d’avril 2010, tandis que le premier était sorti… en novembre 2008 ! Espérons que le quatrième chapitre ne mettra pas un an ou plus pour faire son apparition…
Quoi qu’il en soit, le studio propose aujourd’hui le troisième tome des aventures aux frontières du réel de l’antiquaire Louis Everett, de nouveau aux prises avec ses démons.

Retour àJalonsville

Ce nouvel épisode signe le retour de Louis àJalonsville, petite bourgade du New Jersey, après un deuxième épisode épique et pluvieux en plein coeur de New York. Cette fois, il neige et cet élément météorologique aura toute son importance… Mais àprésent, le héros est bien mal pris : se réveillant soudainement sur les toilettes de son meilleur ami, il doit faire face non seulement àla disparition inquiétante de sa femme Anna, mais aussi au cambriolage de sa maison et de sa boutique !
Autant dire que le mystère est complet, le flou total, et bien malin celui qui saura éclairer la lanterne de ce pauvre Louis.

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Ce qui est àla fois bien et pénible dans 1112, c’est que le joueur est laissé quasiment seul face àl’écran. Le jeu n’offre en effet aucun indice ni aucune indication, si ce n’est les descriptifs des nouvelles missions… qui tracent de bien maigres pistes àcreuser. Revers de cette médaille, une fois que l’on a saisi ce qu’on attend de nous, le jeu roule tout seul ainsi que ses révélations, parfois en cascade ; mais en attendant, le joueur aura pas mal galéré et tourné en rond pour réaliser l’action demandée ou débusquer l’item manquant - ce dernier pouvant apparaître dans un lieu déjàvisité, seulement après avoir exploré une autre pièce.

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Du coup, on sent parfois la nécessité d’utiliser la force brute pour parvenir àses fins : pour chaque énigme, on tente donc d’interroger tout ce que Jalonsville compte de personnages colorés dans l’espoir de voir apparaître une nouvelle ligne de dialogue, ou encore de mixer les objets entre eux. C’est ainsi que l’on a appris àcréer de la colle : en écrasant du gui dans un mortier…

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On comprend parfois mal pourquoi tel objet ne pourrait pas convenir àune tâche particulière : àun moment donné, il faut glisser une feuille sous une porte, un item que l’on ne pourra récupérer qu’en fouillant minutieusement dans un bureau. Or, Louis possède dès le départ du jeu un billet de banque qui pourrait aisément faire l’affaire mais non, le scénario n’a pas pris cette option en compte… Bref, on peste parfois àtourner en rond pendant que le jeu nous prend pour une bourrique mais j’ai envie de dire : c’est le jeu ma pauvre Lucette. Et rassurons-nous : les énigmes répondent toutes àune certaine logique, du moins la plupart du temps !

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Beaucoup plus réjouissant, le jeu bénéficie d’une durée de vie particulièrement longue, plus encore que les épisodes 1 et 2 réunis ! La preuve, au bout de 6 heures de jeu, je n’en vois toujours pas la fin (certes, je peux être nul aussi…). À chaque fois qu’on pense en tenir le bout, hop, nouvelle rasade d’énigmes et de puzzles àrésoudre ! Les petits gars d’Agharta ont fait les choses en grand et c’est tant mieux.

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Les séquences de dialogues donnent lieu àdes échanges doux-amers avec les autochtones, qui àl’image de Louis ont l’air d’avoir tous un grain. Les discussions sont particulièrement animées au bar Orlando, autour duquel gravitent bon nombre d’énigmes… et leurs résolutions. La population du poste de police est aussi bien gratinée…

Un petit monde en suspens

Pour le reste, ce nouvel épisode de 1112 est du velours pour les doigts. Il suffit d’une tape àl’écran pour activer une sorte de zoom qui annonce (ou pas) le descriptif de l’objet visé, ainsi que les possibilités éventuelles d’interactions. Une astuce pour découvrir tous les « points chauds » d’un tableau est de maintenir le doigt appuyé puis de le glisser dans tous les sens ; cela permettra de repérer les objets et zones avec lesquels il est possible de faire quelque chose.

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L’inventaire est d’un usage un peu particulier : une fois ouverte la fenêtre des objets, il faut les glisser/déposer sur l’écran du jeu pour les utiliser, puis « viser » la zone avec laquelle on souhaite interagir. Une certaine gymnastique est donc nécessaire, en particulier lorsque l’on doit utiliser plusieurs fois de suite un même item (des allumettes, par exemple).
Peut-être aurait-il été bon de proposer un bouton « favori », toujours présent àl’écran, et dans lequel le joueur glisserait un objet àutiliser souvent ? Quoi qu’il en soit, un tutorial très complet est proposé.

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Le jeu est un délice aussi pour les yeux et les oreilles. Les différents tableaux (39 en tout) sont très détaillés et d’un style reconnaissable entre mille. C’est un plaisir que de débloquer un nouveau lieu, source de nouveautés et riche d’objets et de découvertes qui permettront de faire avancer l’histoire !
Quant aux personnages, ils sont très caractérisés et ont bénéficié d’un grand soin graphiquement parlant. Leurs animations sont assez discrètes mais toujours bien vues. Incontestablement, cet épisode 3 de 1112 gagnera àêtre joué sur le grand écran de l’iPad pour en apprécier les moindres recoins…

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La bande-son se montre elle relativement discrète, mais elle soutient parfaitement l’atmosphère inquiétante qui se dégage des lieux visités. Le réseautage est quant àlui assuré (modestement) par Game Center, apportant 14 succès àdébloquer. Un menu Extras offrira quelques bonus, le fameux tutorial, mais aussi les résumés des deux épisodes précédents (pas idiots pour se rappeler de la trame générale de la saga).

Pour conclure

Le studio Agharta signe avec 1112 une série de jeux d’aventures qui figure parmi les plus réussies de notre plateforme. L’atmosphère prenante (en partie due àla météo hivernale), le scénario qui menace de basculer dans le fantastique àtout moment, les échos d’un complot sourd et une toile de fond étrange font de ce troisième volet un jeu tout àfait attachant. Si l’on rajoute une durée de vie particulièrement importante et un souci du détail constant justifie plus qu’amplement les prix demandés - une vraie réussite !

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPad 2
Poids : 126 Mo (iPhone), 201 Mo (iPad)
Niveau d’anglais requis : tout localisé en français
Affiliation réseau : Game Center
Prix : 3,99 euros (iPhone/iPod touch), 5,99 euros (iPad)

Téléchargez 1112 Episode 3
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