Contre Jour : poésie claire/obscure

Par iMike le 25 août 2011 à 18h05

Contre Jour : poésie claire/obscure

Le studio Mokus est bien décidé à nous en mettre plein la vue, en tout cas tout y fait pour !
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On a désormais l’habitude que Chillingo publie plusieurs jeux chaque semaine mais aujourd’hui, c’est le cas Contre Jour qui nous intéresse. Ce titre est développé par Mokus et édité par Chillingo. A mi-chemin entre le jeu de réflexion et le jeu d’action, Contre Jour vous invitera àcontrôler, avec votre doigt, un œil plus qu’étrange, le tout dans un univers hautement poétique.

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Les jeux originaux et uniques sont bien connus du catalogue de Chillingo (il y a aussi une grande part de déchets…), mais quant est-il de Contre Jour ? N’est-il pas au contraire un jeu qui manque cruellement d’originalité ?

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D’emblée, Contre Jour nous met la puce àl’oreille. Le jeu s’est en effet grandement inspiré du chef d’œuvre de Saint-Exupéry : le Petit Prince. Pourtant àl’inverse de ce que l’on pouvait penser, le jeu est totalement dénué de scénario…
Du coté des personnages il n’y a pas de quoi fouetter un chat, seulement un personnage : la boule Å“il. Mais l’univers quand àlui est particulièrement bien réalisé et ça personne ne peut le nier.

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La réalisation de Contre Jour ne peut s’empêcher de faire penser àWold Of Goo, du moins pour ses graphismes. Le jeu bénéficie d’une exécution graphique en noir et blanc très poussée. Si poussée… que parfois dans les menus, on ne voit plus grand-chose ! Dans cet univers très sombre, Contre Jour propose un challenge qui mettra àrude épreuve vos adresse et réflexion. Contrairement àWorld Of Goo, la jouabilité est quand àelle complètement différente, et se rapprocherait plutôt d’un Bumpy Road…

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Modifier son environnement est la priorité dans ce jeu. Mais la modification majeure reste la route ; grâce àune simple pression du doigt, on aura la possibilité de courber le sol et de le modeler selon son bon vouloir. On peut vraiment dire que Contre jour est un jeu inspiré ! Le titre l’est tellement que l’on retrouve par moment des niveaux àla sauce Angry Birds mais pas que… même les menus font penser aux productions de Rovio (le bouton « Recommencer le niveau » est ainsi omniprésent) avec un but similaire : récolter trois étoiles pour un score parfait (ici on parlera plutôt d’orbes).

L’obscurité envahit même la jouabilité !

La jouabilité est frustrante. Tellement, que par moment on ne sait même pas ce qu’il faut déformer ! Pour en dire plus, la déformation est très hasardeuse, aucune précision n’est demandée et par la même occasion, cela en présente parfois aucun intérêt. Quand àla réflexion, elle n’est réclamée que pour certains niveaux (comme par exemple s’accrocher àplusieurs cordes en même temps pour se laisser guider vers la sortie). Vient alors le deuxième élément majeur du gameplay : les cordes. Qui dit corde, dit Cut The Rope et bien le soft s’en inspire grandement…

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Ici on parlera plus de « Push the Rope  » qu’autre chose. Oubliez donc l’idée de couper des cordes mais plutôt d’appuyer sur les cordes, certaines étant même vivantes. L’univers de Contre Jour est bien particulier, Mokus s’étant même décidé de mettre un Å“il àtout ce qui bouge, ou pas. Des cordes aux personnages du second plan, en passant par les pièges, le soft vous donne l’impression d’être constamment observé, et ça, c’est plutôt une bonne chose !

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Au niveau du contenu, le jeu s’en sort pas trop mal avec ses 60 niveaux, néanmoins Mokus nous promet plus de contenus dans les prochaines mises àjour. La durée des niveaux est quand àelle aléatoire. Elle différera dans son design, en laissant le choix d’atteindre directement la sortie ou bien en se concentrant sur l’obtention des orbes, ce qui donne par moment un sentiment de facilité. La difficulté en prend parfois un sacré coup mais laisse néanmoins suffisamment de place àla réflexion pour vous tenir en haleine.

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Le point fort du jeu est sans aucun doute sa réalisation graphique. Contre Jour bénéficie d’un contraste noir et blanc très bien maitrisé. Les détails de chaque objet et personnage sont bluffants, notamment l’assoupissement de « l’œil boule  » au bout de quelques secondes d’inactivité.
Au niveau de la bande-son, on ne peut rien reprocher au jeu, le rythme au piano est en parfaite symbiose avec l’esprit du jeu et on reconnaîtra même certaines symphonies de grands compositeurs repris avec brio. Le message du jeu est clair : passer un moment zen. Au niveau des bruitages, le bruit des lucioles et les grognements de l’« Å“il boule » sont parfaits pour vous réveiller après s’être fait bercer par la musique.

Pour conclure

On peut dire que Contre Jour nous en met plein la vue avec ses graphismes soignés et son ambiance poétique àpart. Cependant on ne peut pas dire que le jeu soit le plus original qui soit, on ne peut parfois s’empêcher de réfréner un sentiment de « déjàvu  ». Néanmoins, malgré ses défauts, le jeu reste tout même àprendre, ne serait ce que pour cet univers qui mélange poésie et réflexion. Ce qui est certain, c’est que Chillingo marque un autre point !

Version de test : 1.01
Machine de test : iPhone 4
Poids : 15,9 Mo (iPhone), 15,9 Mo (iPad)
Niveau d’anglais requis : aucune utilité
Affiliation réseau : Game Center
Prix : 0,79 euros (iPhone/iPod touch), 2,39 euros (universel)

(Merci àNmacipad pour ce premier test !)

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