Need For Speed Shift : sans scénario, pas de bravo

Par iMike le 21 décembre 2009 à 10h25

Need For Speed Shift : sans scénario, pas de bravo

Après un excellent Undercover, Electronic Arts nous propose un nouvel épisode de Need for Speed plus orienté simulation. Sans doute pas suffisamment…
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Electronic Arts continue de creuser le sillon de sa saga Need For Speed et pour notre plateforme, suit scrupuleusement la même feuille de route que pour les versions PC : l’éditeur alterne une déclinaison scénarisée et une version plus orientée pilotage.
Làoù Need For Speed : Undercover offrait un scénario plutôt bidon mais amusant, NFS Shift, fausse suite, donne plus dans la simulation pure et dure - mais on reste plus proche de l’arcade que du jeu de voiture « sérieux ».

Dans Shift, point de Maggie Q donc, ni de séquences vidéo entre deux courses : du circuit urbain, point barre. C’est tout juste si de temps en temps on a droit àquelques conseils nunuches d’un quelconque coach. Mais pour le reste, il s’agit grosso-modo du même jeu, du même moteur et in fine, des mêmes sensations de jeu. Mais commençons par le commencement…

Le scénario est immuable : on choisit une voiture dans son garage (une vingtaine de véhicules de prestige tous licenciés), àl’occasion on en achète une nouvelle, on passe par la case custom (chaudement recommandée), puis on part en piste. Le mode Carrière permet de voir du pays, entre Chicago, Londres, Tokyo… Chaque ville offre 7 courses différentes : course classique, sprint, élimination… Le but final étant de toutes façons d’arriver toujours premier.
Malheureusement pour les routards, les noms de ville sont interchangeables, EA n’ayant étrangement pas voulu singulariser chaque cité (pas d’apparition de Big Ben pour Londres, un Chicago qui ressemble àune cité futuriste…)

Chaque course remportée permet de gagner de l’argent bien entendu, mais également des étoiles. Une place de premier fait remporter trois étoiles, mais des trophées peuvent également faire tomber une étoile dans son escarcelle (par exemple, un tour complet en tête de course).
Ces étoiles sont d’importance puisque ce sont elles qui permettent de débloquer la course suivante. Si l’on ne « sent » pas la course drift par exemple, il est toujours possible de faire le plein d’étoiles sur une autre piste et de « sauter » l’épreuve du drift.

Les présentations étant faites, on peut passer au plus important : la course proprement dite !

Le gros changement par-rapport àUndercover, c’est l’apparition d’un mode cockpit, qui offre bien plus de sensations que l’habituelle vue « derrière la voiture ». De plus, au moindre petit choc, le pare-brise commence àse fêler jusqu’àexploser complètement !

Pour le reste, la conduite reste très classique. Il est possible de commander son véhicule de quatre manières différentes, de débutant (la voiture ralentit tout seul) àExpert, qui permet de passer les vitesses. Une option « Personnalisé » permet de panacher les possibilités. Sachez également qu’ii est tout àfait possible d’effacer la trajectoire optimale tracée sur la route.
Il n’est par contre pas possible d’afficher de volant virtuel ou d’autres façons de piloter : Shift ne permet un pilotage qu’avec l’accéléromètre (dont la sensibilité pourra être réglée). Si vous avez déjàjoué àdes simulations de course, il y a toutefois des chances que la prise en main soit immédiate.

Pour le reste, si l’on gagne une vue cockpit, on perd la gesture qui permet de lancer le turbo (un doigt vers le haut dans Undercover) : une tape sur le bouton Turbo suffit. Et surtout, exit la très amusante fonction « bullet time » qui permettait de passer entre deux véhicules de manière extrêmement précise.
Deux gadgets certes, mais qui donnaient du piment aux courses de NFS Undercover.

Les amateurs de simulations de courses seront bien dans les charentaises de Shift, qui n’hésiteront pas àchoisir le mode Expert pour plus de sensations.

Du côté de la réalisation, Electronic Arts a amélioré son moteur de rendu 3D avec des pistes encore plus détaillées (la végétation est splendide, par exemple), mais par-rapport àl’atmosphère « cinoche » d’Undercover, on perd un peu en intensité : pas d’éclairages de nuit, pas de soleil couchant rougeoyant àl’horizon, au final on enquille les courses sans se poser de questions.
De même, on regrette la diversité et la variété des circuits et des épreuves que proposaient son prédécesseur.

Un mot du mode multi, possible en Bluetooth et en wifi, et qui pour le coup constitue un réel bonus par-rapport àUndercover. Dommage qu’Electronic Arts soit si timide par-rapport aux modes en ligne, et qu’on puisse se confronter àdes joueurs du monde entier !

Pour conclure

Electronic Arts a t-il placé la barre trop haute avec le précédent épisode de Need for Speed ? Il semble bien que ce Shift soit moins intéressant, varié et péchu qu’Undercover, qui bénéficiait d’une scénarisation rendant l’immersion plus appuyée.
De plus, la volonté de faire de cet épisode une simulation plus « sérieuse » se heurte aux limites du genre : dans les « vraies » courses, les voitures n’ont pas de turbo et n’accélèrent pas toutes seules. Même avec la présence (bienvenue) d’une vue cockpit, on reste encore loin de la technicité d’un Real Racing, qui tient toujours la dragée haute aux autres simulations qui s’aventurent sur sa route.

Au final, on préfèrera conseiller Need For Speed Undercover, qui offre plus de sensations et est franchement orienté « fun » (et qui ne coà»te plus que 3,99 euros…) que ce Shift à7,99 euros qui n’a pas su choisir son genre.

Sur FunTouch  » Need For Speed : le test sur les chapeaux de roues

Need For Speed Shift

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