DrawRace 2 : tracé vers la victoire

Par iMike le 6 septembre 2011 à 18h05

DrawRace 2 : tracé vers la victoire

Même moche, un jeu dont le concept est bon restera un bon jeu. Mais un peu de polish ne fait jamais de mal, bien au contraire…
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Après avoir connu un bon petit succès, on n’en voudra pas au studio RedLynx de vouloir capitaliser sur son DrawRace, qui est cette fois édité par Chillingo. Si le concept reste le même ainsi que la jouabilité, ce nouveau volet s’offre un sacré ripolinage graphique !

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On connaissait les jeux de course en vue de haut façon Reckless Racing, et les jeux de trajectoire àla Spy Mouse, mais que donnerait un mix des deux ? La réponse serait très proche de DrawRace 2, toujours développé par RedLynx, qui a visiblement reçu un gros coup de main de la part des graphistes de Chillingo.

Le doigt qui pilote

Pourquoi changer un gameplay qui gagne ? DrawRace se base sur la même jouabilité que le premier épisode : le joueur est présenté àun circuit aux circonvolutions noueuses ; àcharge pour lui de tracer la trajectoire idéale pour son véhicule ! Le jeu se déroule en deux phases : dans la première, il faut effectivement dessiner la trajectoire que devra prendre la voiture préalablement sélectionnée durant les deux tours que dure la course.
Dans un deuxième temps, on assiste àla course àproprement parler… et c’est làqu’on prie très fort en espérant que la trajectoire choisie soit la meilleure, du moins pas trop pire.

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Car évidemment, le joueur n’est pas seul sur la piste : chaque circuit compte trois niveaux de difficulté proposant de deux àquatre adversaires. Pour remporter la médaille d’or synonyme de déblocage de nouveaux véhicules et de compétitions supplémentaires, il faudra finir impérativement àla premier place… Autant dire qu’il n’aura pas fallu trembler lors du dessin de la trajectoire ! En-dehors des courses àproprement parler, un autre challenge est parfois proposé en plus, àsavoir récolter des ballons sur des pistes disposées sur un aéroport ; une respiration bienvenue, àtel point qu’on en aurait bien pris un peu plus…
Le fait qu’il ne faille que deux tours pour s’imposer permet d’enquiller les courses rapidement les unes derrière les autres et oublier les humiliantes défaites précédentes…

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Le dessin de la trajectoire n’est pas tout : durant la course en elle-même, le joueur a la main sur une manette des gaz, une jauge de turbo en fait qui se recharge au fil de la course. Ce power-up est àactiver aux moments les plus adéquats, c’est àdire en sortant d’un virage serré histoire de donner un coup de boost àsa voiture et lui permettre de redémarrer àfond les ballons.
Les différents types de pistes ont également une influence sur la conduite : il va sans dire qu’il faudra prendre en compte la glace des circuits en montagne, tandis que les circuits de F1 sont particulièrement glissants.

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Si l’on n’est définitivement pas doué, on pourra débloquer tout le contenu du jeu via un micro-paiement tarifé 1,59 euro - une note un peu salée et qui retire beaucoup de l’intérêt du mode Carrière, c’est un peu dommage…

Ces mécanismes sont fort bien amenés par le biais de cinq courses faisant office de tutoriaux (avec vidéos de démonstration en prime), mais n’étonneront pas outre mesure tous ceux qui se sont frottés au premier volet. Les débutants y découvriront en tout cas un gampeplay vraiment épatant et paradoxalement dynamique, même si les possibilités d’interagir en course sont assez peu nombreuses : en dehors de la jauge de turbo, c’est tout ce que le jeu autorise. Il est par exemple impossible de prendre la main sur le tracé de la trajectoire en direct live, ce qui aurait pu se montrer bien utile dans les moments critiques !

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Parmi les critiques que l’on peut faire au jeu, notons également l’absence de gestion de collisions entre les véhicules, ce qui signifie qu’ils se rentrent dedans comme s’ils n’existaient pas… Étrange, alors que cet aspect aurait pu instiller une sérieuse dose de suspense et d’incertitude.
Les vieux de la vieille s’étant frottés au premier DrawRace regretteront le peu de nouveautés dans le gameplay et l’absence toujours incompréhensible de power-up au sein même des circuits, on pense par exemple au remplissage immédiat de la jauge turbo, des passages glissants, des flingues (hé ! Pourquoi pas) ou ce genre de choses. On est ici dans un jeu sérieux !

Du multi en veux-tu en voilà

Pour le reste, n’hésitons pas àle dire : le jeu est franchement somptueux. Les défis àremporter sont particulièrement nombreux, 180 challenges àdébloquer répartis entre quatre niveaux de difficulté, des tonnes de voitures àutiliser et des dizaines de circuits différents, certains reprenant les mêmes éléments graphiques mais agencés différemment. Bref, on a largement de quoi voir venir et comme si cela ne suffisait pas, le mode solo s’accompagne d’un mode multi très complet.

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Le mode pass’n play autorise jusqu’à4 joueurs autour du même iBidule (préférez donc l’iPad…). Dans ce cas, chaque joueur dispose de son propre turbo - animation garantie autour de l’écran ! Le mode World League offre de conduire contre trois autres adversaires Game Center ou Crystal, dont deux seront moins forts que vous, l’autre étant plus balaise. Il ne s’agit pas d’un direct live, mais plutôt d’un mode solo dans lequel les adversaires portent des pseudos Game Center. À noter que cette World League comporte un système d’XP qui se renforce évidemment au fur et àmesure que l’on remporte des courses.
Enfin, le mode Friend Challenge est sans doute le plus sympa d’entre tous : il offre tout simplement de batailler contre les ghosts de ses amis Game Center ! Évidemment, il faudra avoir dans son entourage virtuel des amis possédant le jeu.

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Parmi les nouveautés apportées par ce deuxième volet, c’est certainement la réalisation qui frappe en premier lieu : exit les circuits dessinés façon BD, les graphismes ont subi une cure drastique de polygones et de 3D qui leur donnent un aspect ultra-léché que certains pourront regretter, mais qui sont dignes des prouesses d’un Reckless Racing ou d’un Death Rally, àl’aise. Et les véhicules sont eux aussi très détaillés, on regrette d’ailleurs parfois que le jeu ne proposât point de zoom pour les admirer de plus près.

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Du côté de la bande-son, si on met de côté l’étrange musiquette de piano tristoune des menus de sélection, les bruitages sont plutôt bons, surtout lors du tracé des trajectoires où l’on a droit aux bruits d’accélération et de prises de virage.
Enfin, comme on l’a vu, Game Center est mis àcontribution durant les modes multi, mais également pour ses 33 réalisations. En revanche, les classements ne sont proposés que via Crystal, le réseau maison de Chillingo.

Pour conclure

DrawRace 2 se hisse aisément au niveau des meilleurs jeux de trajectoire, où siègent des titres comme Flight Control et Spy Mouse (tous deux de Firemint). Le jeu est amusant, prenant, original (du moins pour celui qui n’a pas connu le premier volet), et particulièrement joli àpratiquer. Le contenu est particulièrement conséquent et ne vole pas le joueur malgré un micro-paiement sans intérêt. Un deuxième volet qui surclasse son prédécesseur, ce n’est pas si fréquent… Bravo !

Version de test : 1.01
Machine de test : iPad 2
Poids : 299 Mo (iPhone/iPod touch), 281 Mo (iPad)
Niveau d’anglais requis : pas vraiment utile
Affiliation réseau : Game Center, Crystal
Prix : 0,79 euro (iPhone/iPod touch), 2,39 euros (iPad)

Téléchargez DrawRace 2
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