Fruity Jelly manque de vitamines

Par iMike le 9 septembre 2011 à 12h36

Fruity Jelly manque de vitamines

Fruity Jelly ne va pas révolutionner le petit monde du jeu vidéo sur iOS, c'est entendu ; mais ce petit jeu de plateformes édité par Bulkypix a les mécanismes suffisamment bien huilés pour que vous y jetiez un œil intéressé… voire les deux.
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Un mot sur le studio àl’origine de ce jeu : Scorsoft a été créé par des étudiants et constitue en quelque sorte une sorte de projet de fin d’année pour ces apprentis développeurs. Est-ce àdire qu’il va bénéficier d’une quelconque complaisance ? Bien évidemment que non !

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Fruity Jelly part d’un postulat très triste : l’heureux village des Gelées est attaqué par le vil Spiky King, qui tue tout le monde… àl’exception notable de Jelly, une petite gelée. Notre héros devra parcourir le monde, franchir tous les dangers et se surpasser afin de combattre et terrasser le grand méchant responsable de cet atroce génocide. Mais avant d’atteindre ce but ultime, il faudra récupérer tous les fruits disposés dans les niveaux - des fruits qui permettront de ressusciter le peuple des Gelées.

Un héros àl’eau

Le jeu compense une réalisation sans originalité (on y reviendra) par une jouabilité futée. Jelly se pilote de droite àgauche grâce àl’accéléromètre, tandis que le décor bascule à90 degrés dans un sens ou dans un autre grâce àdeux boutons. Sachant cela, il faudra remplir sa mission de la manière la plus efficace possible, en évitant les dangers (les minions du roi Spiky) et de tomber dans le vide.

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Le gameplay du jeu passe aussi par quelques gestures, pour casser des boîtes àsurprises ou pour glisser au travers d’une paroi. Un zoom est également disponible, ainsi que la possibilité de naviguer àtravers le niveau en double-tapotant sur l’écran.
Tout cela est expliqué comme il convient par Floribelle, une fleur qui fait office de compagnon de voyage et qu’il faudra rejoindre une fois récupéré tous les fruits d’un niveau.

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Si l’on ne se sent pas très doué de l’accéléromètre, il est possible d’activer des commandes entièrement tactiles - dans ce cas, on dirige le héros via une réglette facile àprendre en main. C’est d’ailleurs un peu malheureux àdire vu que toute la communication de Bulkypix sur ce jeu tourne autour de la gestion àl’accéléromètre, mais il m’a semblé que le titre était bien plus jouable avec cette réglette. Il manque dans les options la possibilité de régler la réactivité et la vitesse du composant.

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Dans le même esprit, la version de test du jeu fournie par Bulkypix souffrait d’un accéléromètre très peu convaincant : même avec une tablette complètement basculée àgauche, Jelly refusait de répondre ! Espérons que cela soit réglé avec la version définitive.
En revanche, le pilotage àla réglette donne toute satisfaction, l’honneur est donc sauf.

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Malgré un aspect enfantin, le jeu n’est pas si facile et ne se laisse pas apprivoiser si vite. On apprendra au fil de son parcours du combattant qu’il faudra activer certains mécanismes pour se rendre àdes endroits normalement inatteignables, ou encore d’utiliser àbon escient les effets de la gravité. Jelly n’ayant aucun moyen de se défendre contre les sbires de son ennemi juré, il faudra se montrer malin et créatif pour parvenir àses fins !

Une réalisation édulcorée

En plus des fruits qu’il faudra obligatoirement tous récolter pour passer au niveau suivant, le jeu comprend une difficulté supplémentaire mais facultative : chaque tableau comprend une étoile bien cachée que les joueurs les plus acharnés prendront plaisir àdébusquer. Ceux qui emprunteront le chemin de la facilité passeront àcôté de pans entiers de niveaux, ce qui serait plutôt dommage (certains tableaux donnent même l’impression d’avoir été conçus avec uniquement l’étoile en tête).

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L’un dans l’autre, on passe tout de même un bon moment avec Fruity Jelly, qui offre une durée de vie plutôt conséquente, surtout si l’on rajoute au mode Histoire un mode Contre la montre pour chaque niveau. Cette production sera idéale pour occuper quelques minutes de son temps entre deux cours - dommage qu’il n’y ait pas de classements OpenFeint pour pouvoir comparer ses performances avec celles de ses amis.

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La réalisation du jeu n’est pas vilaine en soi, c’est propre et sans bavures, mais le jeu manque un peu de personnalité. Le héros est générique (une gelée façon Jello, bof), ainsi que les méchants (des boules avec des piques, rebof), tandis qu’on ne se relèvera pas pour des décors qui semblent avoir été vus mille fois ailleurs. Les animations, en particulier de Jelly, se limitent àquelques frames qui donnent une impression de mouvements hachés…

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La bande-son n’a elle nom plus pas grand chose de mémorable, surjouant un peu trop le kawai. Les bruitages se font eux assez discrets.
Si OpenFeint n’intègre pas de classements, en revanche on y trouvera une liste de trophées àdécrocher.

Pour conclure

Fruity Jelly ne sera pas le jeu de l’année, ni du mois. Et sans doute pas non plus de la semaine ! Mais si l’on met de côté une réalisation un peu faible et un certain aspect générique, les mécanismes àl’oeuvre sont bien rendus et promettent de passer un bon et long moment. Bulkypix promet des mises àjour de contenu dans les semaines àvenir, et notons l’universalité du titre pour un prix modique.

Version de test : 1.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Poids : 51,5 Mo
Niveau d’anglais requis : localisé en bon français
Affiliation réseau : OpenFeint

Téléchargez Fruity Jelly

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