Shadowgun :
bourrin grand luxe

Par iMike le 29 septembre 2011 à 18h05

Shadowgun :

bourrin grand luxe

Le studio Madfinger marque de son empreinte et de sa classe cette fin d'année avec un Shadowgun aussi somptueux que péchu.
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S’il est trop tôt encore pour affirmer que Shadowgun aura le même impact qu’Infinity Blade (il y a clairement eu un « avant » et un « après » Infinity Blade), il n’en reste pas moins que ce nouveau jeu signé Madfinger marquera durablement la rétine des joueurs qui s’y seront frottés.

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Cela faisait des mois que le studio Madfinger, àqui l’on doit la saga Samuraï, nous faisait mariner en dévoilant des images et des vidéos au compte-gouttes de Shadowgun, dès le départ calibré pour prétendre àla couronne du meilleur clone de Gears of War sur notre plateforme. Au final, le résultat est particulièrement jouissif même si évidemment, la perfection n’est pas de ce monde…

Une dose d’ADN dans la balle

En tout cas, on ne remettra pas la palme du scénario aux développeurs du studio ! Le joueur est en effet invité àse glisser dans la peau ténébreuse de John Slade, le meilleur chasseur de primes de l’an 2350 - et àce titre, il mérite son titre de shadowgun. Il devra le prouver une fois de plus en débusquant le Dr Edgar Simon, génie de la génétique et cousin lointain du Dr Moreau, coupable d’avoir créé une armée d’humanoïdes génétiquement améliorés comme du vulgaire maïs.
Il faudra donc exploser tout ce petit monde au sein d’une forteresse lourdement défendue.

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Heureusement pour notre nouvel ami aux gros bras (et au faux air de Bruce Willis), il n’est pas tout àfait seul dans cette quête. À ses côtés, un arsenal varié et S.A.R.A, une intelligence artificielle dont le boulot est surtout de donner la direction àprendre et rappeler au joueur les missions àaccomplir. Qu’on se rassure, ça n’aura rien de très compliqué : en règle générale, il s’agira d’aller d’un point A àun point B en dégommant tout sur son passage…
Seules des petites séquences de casse-tête (un jeu de Simon consistant àreproduire une combinaison chiffrée) viendront rompre la monotonie des flingues qui crépitent ! Enfin, monotonie n’est peut-être pas le mot exact…

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Shadowgun est un TPS (third person shooter) dans lequel la caméra « suit » le héros dans son dos. Cela permet d’admirer ses muscles saillants ainsi que la réalisation du titre sur laquelle on reviendra bien évidemment. Les commandes sont d’une simplicité àpleurer, en particulier pour celui qui se sera déjàessayé au FPS de type Gameloft : àgauche, on dirige John, àdroite on pilote la direction vers laquelle pointe son flingue. Pour tirer, il suffit de tapoter comme un âne sur l’icône qui va bien. À noter que l’interface s’adapte aux gauchers et qu’il est toujours possible de réarranger les différents éléments du HUD.

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Et c’est tout ? Et bien oui. Làoù un Dead Space multiplie les gestures au risque de devenir difficilement jouable sans aide, Shadowgun fait le choix de la simplicité - ce sera payant pour les débutants et ceux qui cherchent un shoot d’adrénaline àbon compte, mais en revanche les joueurs plus expérimentés regretteront sans doute de ne pouvoir effectuer de roulades, un mouvement qui pourrait s’avérer pourtant utile. Et ne parlons pas de la possibilité de lancer des grenades, poser des mines et autres subtilités qui pourtant, auraient pu approfondir un gameplay àla surface limitée.

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Soyons juste : on ne fera pas que tirer comme un âne dans Shadowgun. Il sera également nécessaire de se planquer histoire de récupérer ! Mais les abris (derrière lesquels John se placera automatiquement) sont destructibles, il faudra donc se méfier sérieusement et multiplier les mises àcouvert.
Ce qui est possible avec le héros l’est également pour les ennemis : l’intelligence artificielle du jeu est assez vicieuse et utilise àplein les possibilités de se planquer. Résultat, les ennemis n’hésitent jamais àse mettre au chaud tout en balançant leurs projectiles. En l’absence d’une visée type sniper, il ne faudra pas y jouer au plus subtil pour aller les déloger.

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En ce qui concerne les minions du Dr Simon, on tombe souvent sur les mêmes types d’adversaires, mais ne boudons pas : le cheptel reste varié, notamment au niveau des boss de fins de niveaux, véritables armes de destruction massive… dont il faudra bien arriver au bout !

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Les 10 niveaux du mode solo pourront être parcourues en cinq heures environ, mais tout dépend du niveau de difficulté choisi (trois possibles), ainsi que de votre propension àla récolte de bonus : le jeu offre en effet de débloquer des « shadowpedia », des informations sur l’univers de Shadowgun àdébusquer dans les coins. D’après ce qu’on en comprend, ce titre n’est que le premier d’une saga plus vaste…
Tout cela est plutôt bel et bon et si l’on regrette un peu un certain simplisme au niveau des commandes, au moins ne manque t-on pas d’action. Il est en revanche vraiment dommage que Madfinger n’ait pas planché tout de suite sur plusieurs modes solo (contre la montre, survie…), voire sur un multi : tout dans ce titre évoque en effet le jeu àplusieurs ! Mais sachons garder espoir, nul doute que le studio a cela en tête.

Une classe militaire

Làoù Shadowgun frappe un gros, gros coup, c’est évidemment du côté de la réalisation : Madfinger a tiré tout le jus du moteur Unity qui s’offre làune vitrine technologique en tout point exceptionnelle, àmême de rivaliser avec le moteur Unreal, Les modèles 3D sont détaillés et superbement animés, les textures sont très propres (mention spéciale aux niveaux extérieurs), tandis que les effets de lumière sont épatants (même si assez peu nombreux, au final).
Le jeu est universel et si vous avez la possibilité, il est encore plus beau sur iPad 2.

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On pourra objecter que les environnements, pour magnifiques qu’ils soient, finissent par tous se ressembler avec leurs enfilades de couloir, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette. Surtout, ce que démontre Shadowgun, c’est qu’àl’instar d’Infinité Blade, Rage et Dead Space, il y a une place pour les jeux de ce genre sur notre plateforme et qu’il serait bien dommage de se cantonner aux jeux de plateformes ou de casse-tête - ne nous faites pas dire ce que nous ne disons pas : on adore Angry Birds, Cut the Rope et consorts, mais un jeu de qualité console un peu plus souvent, c’est bon àprendre et ça mène la plateforme vers le haut.

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Et le soin du détail se trouve même dans la qualité de la bande-son et des voix, pour une fois pas ridicules même si c’est en général le cadet des soucis du joueur. Game Center est présent avec sa liste de 13 réalisations, mais il n’offre pas de classement… peut-être àl’avenir avec des modes solo un peu plus fournis ?

Pour conclure

Des jeux comme Shadowgun sont la preuve vivante que notre plateforme sait aussi produire de bons gros titres d’action en 3D àmême de faire au moins aussi bien que sur consoles classiques. Certes, en l’état le jeu manque un peu de diversité, que ce soit au niveau des modes (le multi manque cruellement) ou des mouvements du héros. Mais bon sang que c’est bon d’exploser des créatures barbares d’une solide rafale dans la tête ! Démonstration technologique pour Unity, Shadowgun est également et surtout un défoulement grand luxe pour les joueurs les plus bourrins - mais aussi pour tout ceux qui en ont soupé des puzzle games que l’on nous sert àla pelle. C’est bon, on en veut plus des comme ça.

Version de test : 1.0.1
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Poids : 219 Mo
Niveau d’anglais requis : sous-titré en anglais
Affiliation réseau : Game Center

Téléchargez Shadowgun

Bourrrrrrrin !
Graphismes exceptionnels
Une campagne mouvementée
Bonne jouabilité
Universel

Trop linéaire
Des mouvements qui manquent
Un seul mode solo
Où qu’il est mon multi ?

Version de test : 1.0.1
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Poids : 219 Mo
Niveau d’anglais requis : sous-titré en anglais
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 9/10

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