Une médaille
pour Modern Combat 3

Par iMike le 28 octobre 2011 à 18h05

Une médaille

pour Modern Combat 3

Avec ce nouvel épisode de Modern Combat, Gameloft avait une réputation à défendre, celle de livrer l'un des meilleurs FPS de notre plateforme. Mission réussie ?
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Si Gameloft peut s’enorgueillir d’une chose, c’est bien de posséder deux des sagas FPS les plus populaires et les plus efficaces de notre plateforme, àsavoir N.O.V.A et Modern Combat ! Alors que le futur épisode du jeu de tir futuriste est attendue sous peu, Modern Combat s’offre un troisième chapitre qui louche ostensiblement du côté de Modern Warfare, avec une louche d’Homefront. Souvent pour le meilleur, et parfois avec un petit coup de moins bien comme on le verra dans ce test.

Le monde est un endroit bien dangereux. Voyez, même les États-Unis ne sont plus àl’abri des attaques terroristes ! Pire encore, la guerre fait rage sur le territoire national, une offensive menée par une étrange coalition pakistano-russo-coréenne. Une armée de bras cassés donc, mais pas autant que l’armée US qui n’a pas su contenir les assauts de ces ennemis d’un nouveau genre. Il va donc falloir y aller mission par mission pour tenter de renverser la vapeur et rendre sa fierté àl’oncle Sam.

L’enfer du devoir

La série des Modern Combat, qui louche ostensiblement du côté de Call of Duty : Modern Warfare, a plutôt bonne réputation sur notre plateforme, en particulier depuis l’épisode 2 qui avait fourni un bon mode solo et surtout, un multi qui fait encore référence aujourd’hui. La marche est donc haute pour Gameloft qui doit renouveler la saga tout en conservant les acquis auxquels s’attendent légitimement les joueurs.

En déplaçant une grosse partie de l’action aux États-Unis, le jeu gagne en implication : les décors ne nous sont en effet pas inconnus, même pour ceux qui ne sont jamais allés du côté de l’Alaska ou de la Californie, et certains tableaux de guérilla urbaine au milieu d’une rue de Los Angeles donnent une dimension immersive bien plus prégnante que de banales rues d’un village quelconque du moyen-orient.

Les 13 missions du mode solo nous emmèneront des États-Unis au Pakistan, où l’on tentera de débusquer les têtes pensantes derrière cette attaque terroriste. L’ennemi vient de l’intérieur…
Les séquences de shoot sont assez souvent entrecoupées de séquences animées (explosion, bombardement d’un hélico, ce genre de choses) et de QTE, des phases où il faudra glisser son doigt sur l’écran pour par exemple se sortir d’un éboulement de pierres. Ces événements cassent le rythme, mais apportent également une petite respiration entre deux chargeurs.

Les missions, composées de plusieurs chapitres, sont variées. L’exemple le plus frappant est cet épisode où l’on protège ses camarades au sol tranquillement installé dans le poste de tir d’un bombardier ! Le jeu passe alors en vision caméra thermique durant toute la durée de la mission (un peu longuette au passage) : saisissant !
D’autres missions vont au-delàdu simple canardage en règle : escorte, transport, protection… Il y a làde quoi voir venir.

Plus classique, il sera aussi possible de s’emparer d’une mitrailleuse de temps en temps. L’arsenal est une fois de plus particulièrement complet et semble couvrir (je ne suis pas un spécialiste) tout ce qu’un GI’s peut transporter. Attention aux munitions, elles ne sont pas illimitées ! Pour ceux qui auraient la gâchette un peu trop facile, Gameloft propose une boutique de micro-paiements permettant par exemple d’agrandir le magasin de son arme ou des vestes de protection. La « monnaie » du titre est un crédit bleu qu’il est relativement aisé d’obtenir en progressant dans le jeu, sans ouvrir son porte-feuille.
Le plus acharné pourra s’offrir 2,2 millions de crédits bleus pour la coquette somme de 99,99 euros ! Étrangement, il n’existe pas de micro-paiement à0,79 euro.

Gameloft a relevé le niveau de difficulté : même en mode Facile, il arrivera de vous faire flinguer sans demander votre reste ! Heureusement, les checkpoints sont nombreux et permettent de reprendre pas trop loin du précédent mouru. Il y a aussi un souci ballot : même solidement planqué derrière un muret, il arrivera qu’on se mangera tout de même des balles ! Du coup, mieux vaudra trouver une protection plus efficace pour effacer ces vilaines tâches de sang sur l’écran.
Autre grief : l’IA des soldats adverses n’est pas franchement au top niveau. Les trajectoires qu’ils empruntent sont très souvent identiques et ils visent tous très mal. Ça n’est pas forcément mieux du côté de vos coéquipiers : certes, eux aussi tireront dans le tas (n’importe comment), mais mieux vaudra faire le boulot soi-même.

La guerre est jolie

Les commandes du jeu n’ont rien de sorcier pour qui a usé ses fonds de culotte sur les FPS/TPS de Gameloft : une molette pour se diriger, un doigt pour viser, emballé c’est pesé ! J’ai toutefois noté une certaine difficulté àme faire comprendre, notamment par le bouton de tir qui m’a parfois semblé grippé. Idem d’ailleurs pour le pad de direction… En général, les boutons sont tous assez petits, notamment sur l’écran de l’iPhone. Heureusement, il est possible de personnaliser leur emplacement. En bonus, mais ça n’est pas une première pour un jeu Gameloft, le support du gyroscope apportera une plus grande immersion, pour ceux qui apprécient.
On notera un petit souci bizarre : certains parapets peuvent être franchis, et pas d’autres. Du coup, on se retrouve parfois àessayer de passer par-dessus un muret alors… que c’est impossible !

La réalisation est sans doute l’aspect le plus étonnant du jeu : si Modern Combat 2 avait représenté le summum de ce qu’il était possible de réaliser àson époque sur notre plateforme, dans ce troisième chapitre les graphismes sont véritablement étonnants de précision. On est encore un peu éloigné d’Unreal ou même de Unity (il n’y a qu’àvoir Shadowgun pour s’apercevoir du potentiel de ce denier), mais on sent bien que Gameloft a fait franchir une nouvelle étape àson propre moteur de rendu.

Les cinématiques, une fois encore très nombreuses, en profitent àplein. Passé l’agaçant tic du héros que l’on « voit » cligner des yeux, les textures sont convaincantes (notamment dans les tons gris des villes) et même les têtes des protagonistes ont une certaine personnalité, c’est dire. Satisfecit donc de ce côté de la réalisation, mais attention : mon iPhone 4 de test commence àatteindre ses limites et il est parfois arrivé de petits ralentissements ; rien de bien grave cependant.
La bande-son se montre elle plutôt sympa, avec des bruitages équivoques. Même le doublage, d’habitude assez catastrophique chez Gameloft, n’est pas si mauvais - pour les oreilles de ceux qui apprécient les films américains de bourrins, évidemment.

Ensemble, c’est tout

Le mode solo est bien sympathique, mais ce qui fait le sel de la saga Modern Combat, c’est bien évidemment le multi ; le deuxième épisode a d’ailleurs longtemps fait figure de modèle du genre. Qu’en est-il avec ce nouvel opus ? Après inscription sur le réseau Live, c’est Byzance au niveau des modes proposés : combat, chasse àl’homme, contrôle de zone… En tout, ce sont sept modes de jeu qui sont disponibles. Même si certains se ressemblent un peu, c’est tout de même très complet.
Le joueur pourra rejoindre jusqu’à11 de ses camarades en ligne, pour une partie rapide ou en ouvrant sa propre room.

Les six maps proposées sont originales, bien qu’elles reprennent évidemment des éléments tirés du mode solo. Plutôt bien dessinées et proposant toutes sortes de recoins pour s’y planquer, ces cartes offrent des terrains de jeu idéaux pour les flingueurs de tout poil !

Le multi comporte sa propre boutique, offrant du soutien militaire de toutes sortes. La monnaie est cette fois des crédits or ; 5 000 sont alloués lors de la première partie, mais il faudra ensuite passer àla caisse… Un système de statistiques permet de faire évoluer son avatar
Le joueur pourra personnaliser une tagline personnelle que ses malheureux adversaires occis auront le plaisir de ruminer lors de leurs morts.

Rajoutons àcela que les joueurs sont particulièrement nombreux sur les serveurs de l’éditeur et que je n’ai rencontré aucun souci de lag particulier, et le multi de MC3 vaut bien celui de MC2 - mieux encore, il y rajoute de l’équipement et des modes supplémentaires. En l’état, difficile de vouloir mieux (bon, les matches en équipe gagneraient vraiment àproposer un chat audio…)

Pour conclure

Modern Combat 3 : Fallen Nation offre une solide expérience en matière de FPS, en solo certes, mais surtout en multi, un domaine dans lequel l’étoile de cette saga ne va pas cesser de briller. Si l’aventure solo se révèle comme àl’habitude très linéaire, elle n’en reste pas moins impressionnante àcertains égards et pas si mal scénarisée. Quant au mode multi, il se révèle très accrocheur, bourré d’équipements et de bonus de toutes sortes, sans oublier le nombre appréciable de joueurs qui pourront s’ébattre (et s’abattre) sur de jolies maps.
On note bien ici ou làquelques scories (une IA parfois faible, des commandes difficiles), mais au vu de la qualité du travail fourni et de la durée de vie du titre, en particulier sur le multi évidemment, MC3 est sans aucun doute un des jeux qui va compter dans les classements de fin d’année. Attention : le jeu est très lourd, faites de la place…

- Téléchargez Modern Combat 3 : Fallen Nation

+ Un FPS qui ne déçoit pas
+ Graphismes vraiment chouettes
+ Long mode solo
+ Un scénario qui se tient
+ Un des meilleurs multi

- Quelques ralentissements
- Solo linéaire
- Des commandes parfois dures sous le doigt
- Clone officiel de Modern Warfare
- Plus d’1 Go au compteur

Version de test : 1.0.0
Machine de test : iPhone 4, iPad 2
Niveau d’anglais requis : sous-titres en français
Poids : 1,05 Go (!)
Affiliation réseau : Gameloft Live

 

Note FunTouch.net : 8/10

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