Monster Burner : qui s’y frotte s’y brà»le

Par iMike le 2 novembre 2011 à 18h08

Monster Burner : qui s'y frotte s'y brà »le

Monster Burner est le premier jeu « original » signé Ubisoft à sortir sur notre plateforme, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Le titre en vaut-il néanmoins la chandelle ?
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Quand Ubisoft signe son retour sur iOS, ça n’est pas pour faire risette àl’AppStore : l’éditeur a dégainé une line-up de fin d’année assez impressionnante, qui devrait l’aider àse refaire une place sur notre plateforme.

Parmi la flopée de titres annoncés (ne manquez pas notre vidéo de présentation), Monster Burner est le seul jeu « original », comprenez : ne faisant pas partie d’une franchise comme Assassin’s Creed, Prince of Persia ou les Lapins Crétins. Il faut bien de temps en temps broder sur des idées neuves plutôt que de faire toujours appel aux mêmes vieilles Lunes…
Monster Burner est donc une première tentative de faire du neuf sur iOS… et c’est presque réussi.

Attention, ça brà»le

Les créatures de toutes sortes ont envahi le royaume et comme àl’habitude, c’est àvous que revient le rude boulot de débarrasser les petits monstres du plancher ! Pour ce faire, le joueur dispose d’une arme redoutable : son doigt ! Le membre permet en effet de générer des boules de feu plus ou moins puissantes suivant le maintien sur l’écran… Attention cependant : les munitions sont limitées et il faudra jouer avec les rebonds sur les bords des niveaux pour exploser le maximum d’ennemis avec le minimum de projectiles.

Les vagues de créatures offrent également des possibilités intéressantes pour économiser les boules de feu. Ces dernières pourront en effet être balancées verticalement mais aussi horizontalement, ou encore de biais : dans ce domaine, c’est le joueur qui décide comment il compte lancer son arme, un choix stratégique comme on l’a vu.
Il sera également possible de balancer deux boules en simultané pour peu que l’on pose autant de doigts sur l’écran.

Dès que le nombre d’ennemis ayant échappé àl’engeance du joueur dépasse la quantité de coeurs alloués en début de partie, c’est l’assurance de devoir recommencer le niveau ! Et ainsi de suite jusqu’àla fin des 5 mondes disponibles du mode Campagne, des chapitres qui se débloqueront une fois un certain nombre d’orbes récoltés dans les niveaux précédents (chaque tableau offre un maximum de trois orbes suivant la performance du joueur).
Fort heureusement, les munitions peuvent se recharger plus rapidement en dégommant au moins cinq monstres avec un seul projectile, une opération qui laisse apparaître une fiole que l’on tapotera prestement. D’autres bonus permettront de récupérer des points supplémentaires, des coeurs ou des pièces d’or qui ont leur intérêt.

Car les boules de feu ne sont pas les seules armes disponibles ! Une boutique propose des sortilèges àaccomplir par le biais de gestures, permettant par exemple d’ériger des murs de protection temporaire. Ces sorts peuvent s’acheter avec ces fameuses pièces d’or qui sont malheureusement une denrée assez rare. Du coup, le jeu propose d’acheter des sacs de monnaie via des micro-paiements au taux de 0,79 euro les 20 pièces.

L’utilisation que fait le jeu d’OpenFeint est amusante : en plus d’un classement mondial, on verra de temps àautre apparaître au milieu des vagues de créatures les photos de ses contacts OpenFeint et des autres joueurs. C’est donc un plaisir que de dégommer ses amis et adversaires humains !
Chaque niveau consacre également son meilleur joueur en affichant son nom et son avatar. Quant au génie qui poursuit le joueur de ses attentions, il propose de battre untel dans tel tableau…

Au feu, y’a un monstre qui brà»le

Monster Burner ne s’arrête pas àson mode Campagne. Les plus jeunes trouveront avec plaisir un épisode àeux dédiés, qui leur permettra de balancer autant de boules de feu qu’ils le souhaitent. Un ajout bienvenue et dont les éditeurs devraient s’inspirer !
Le jeu comprend également deux défis àdébloquer : un mode sans fin et un deuxième dans lequel les princesses (àne pas dégommer !) pullulent. Hélas, ces bonus ne sont accessibles que si l’on accepte de dépenser deux pièces d’or pour une partie… C’est un peu fort de café ! Si on veut bien comprendre àla limite que des armes spéciales coà»tent une certaine somme, réclamer de la monnaie virtuelle pour des modes sans fin est franchement abusif. Un point en moins sur la note globale, les joueurs ne sont pas des vaches àlait !

Globalement, le jeu est plutôt bien fichu même s’il faut attendre le troisième monde pour avoir droit àun peu de challenge : le titre se montre en effet très facile et un rien rébarbatif durant les quinze premiers niveaux. Les péripéties rencontrées au départ n’ont rien de très emballantes (absence de parois sur les bords de l’écran, rafales de vent…), quant aux créatures, on tombe trop souvent sur les mêmes. Autre grief : on ignore jusqu’au dernier moment le nombre d’orbes décrochées après chaque niveau ; il manque au jeu un indicateur in game qui permettrait de connaître ses performances en direct.

Du côté de la réalisation, le jeu est mignon comme tout. Les petites bestioles qui s’ébattent sous nos yeux sont rigolotes et bénéficient d’animations sympathiques comme tout (notamment quand elles crament, mouhahaha). Les décors manquent parfois de variété et surtout ils ne sont pas animés, ce qui donne une impression figée.
La bande-son est fort réussie… du moins pour illustrer les menus de sélection, car dans le jeu en lui-même il faudra se contenter de bruitages. Certes, ces derniers sont efficaces mais pourquoi tant de haine pour nos délicates oreilles, hein ?

Pour conclure

Pour un jeu original Ubisoft (comprendre : sans grosse franchise derrière), Monster Burner n’est pas si mal. Il pourra même amuser les joueurs les plus jeunes ou les moins aguerris qui apprécieront une prise en main immédiate et un univers sympa (mention spéciale au mode enfant et au support original d’OpenFeint). On regrettera cependant que les modes sans fin soient d’une certaine manière payants et que le jeu tourne rapidement en rond faute de diversité dans le gameplay. Ça n’est donc pas une franche réussite, mais au moins la promesse qu’Ubisoft prend notre plateforme au sérieux et c’est une bonne nouvelle.

- Téléchargez Monster Burner

+ Très simple àprendre en main
+ Usage original d’OpenFeint
+ Un mode enfant rigolo

- Une boutique pousse au crime
- Manque de variété (monstres)
- Pas d’animation dans les décors

Version de test : 1.0
Machine de test : iPad 2
Niveau d’anglais requis : dommage pour l’absence de localisation en français
Poids : 85,1 Mo
Affiliation réseau : OpenFeint

 

Note FunTouch.net : 6/10

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