Patchworld : ça va couper

Par iMike le 3 novembre 2011 à 18h05

Patchworld : ça va couper

Patchworld, le dernier jeu signé EggBall, remplace les ciseaux par le doigt. Attention, ça coupe !
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Les jeux du studio EggBall ont toujours un petit quelque chose de singulier, même s’ils chassent sur des terres bien connues : qu’on en juge par Woolly Factory, Hamtaro, Table Tennis Soul Tournament ou A Moon for the Sky, chacun de ces titres bénéficie de la patte unique du studio français. Et sans nul doute possible, Patchworld en profite également !

Lexie Cut est une jeune bloggueuse volubile en quête de notoriété et de reconnaissance. Quoi de mieux que de proposer àses lecteurs un tour du monde afin de leur faire connaitre les beautés des quatre coins du globe ? Ni une ni deux, voilàl’amie Lexie partie sur le chemin du succès… et vous allez l’y aider.

Un jeu àla découpe

Si le gameplay de Patchworld paraissait assez nébuleux lorsqu’EggBall a commencé àbuzzer autour, il se révèle au final d’une simplicité extrême : àchaque chapitre correspond quatre monuments ou objets, eux-mêmes composés de plusieurs morceaux. Le jeu consiste àreproduire ces morceaux en les dessinant avec le doigt ; si vous n’êtes pas trop manchot, les pièces s’assembleront harmonieusement pour représenter l’item en question.

Les dessins àreproduire sont des formes simples (ou parfois alambiqués) qui ne demandent aucune compétence particulière puisqu’il suffit de suivre leurs tracés àl’écran. Plus facile àdire qu’àfaire, essayez donc de dessiner d’un trait, sans jamais lever le doigt ! C’est en fait àpeu près la seule difficulté du jeu, ce qui lui apporte un peu de sel car le gameplay, comme on l’a dit, est vraiment simplissime, voire un peu simpliste.

Le but du jeu est d’obtenir un maximum de followers, dans le plus pur style Facebook. Plus on arrive àbien reproduire les objets qui nous présentés, plus on remporte d’abonnées ! Si dans la vie, cette opération est bien difficile, dans Patchworld il suffit pratiquement de claquer des doigts pour voir débouler des milliers, voire des dizaines de milliers d’abonnés, ce qui manque quelque peu de réalisme. C’est pourtant ce qui fait figure de score…

Une meilleure idée aurait été de réduire le nombre d’abonnés et, àl’instar des Bitizens de Tiny Tower, qu’on puisse s’y attacher. Il y a bien une sorte de page de profil avec quelques commentaires pré-rédigés qui s’affichent, mais cela reste de la pure illustration. En l’état, l’aspect réseautage du jeu ressemble plus àun prétexte qu’àun moteur du gameplay.

Il y a tout de même quelques petits plus pour relever le plat. Ainsi, entre deux chapitres, on a droit àun niveau bonus composé d’un seul objet (un animal) àreproduire. Surtout, l’on pourra débloquer pour chaque chapitre un mode Contre la montre beaucoup plus nerveux ; pour ce faire, il faut assurer un taux de « reproduction » de 92% au moins pour chaque item. Si c’est le cas, on obtient alors les morceaux d’un puzzle. Une fois les quatre pièces obtenues, le joueur peut accéder au Contre la montre correspondant au niveau.

Ce mode est bien vu et donnera du fil àretordre, même aux plus acharnés qui voudront obtenir le meilleur pourcentage de réalisation dans un minimum de temps !
Le jeu comprend 8 chapitres de 4 niveaux, plus 4 tableaux bonus. On en fait vite le tour, même si EggBall en propose un de plus si on « like » le jeu, et qu’il ne fait guère de doutes que l’éditeur en offrira des supplémentaires dans les semaines àvenir. Quoi qu’il en soit, heureusement que le mode Contre la montre est làcar en moins d’une heure, on en aura terminé avec le mode Histoire. Clairement, c’est trop juste.

La réalisation, qui vise un public plutôt féminin, est tout ce qu’il y a de plus agréable. La petite Lexie est une chipie sympathique aux humeurs ravageuses, et c’est un plaisir que de voir s’animer les petites scénettes (très courtes) lorsque l’on a réussi àreproduire l’intégralité d’un item. Le style visuel rappelle le scrapbooking, ce qui n’est évidemment pas innocent, et on a toujours droit àcette patte graphique signée EggBall qui donne une vraie personnalité àl’exécution du jeu.

 

La bande-son se montre elle (et comme toujours dans un jeu de cet éditeur) réussie, elle illustre bien les diverses péripéties de la bloggueuse tout en restant suffisamment discrète pour ne point lasser les oreilles. De ce côté, c’est donc tout bon.
On l’a vu plus haut, c’est Game Center qui prend la main pour tout ce qui est classement. Le jeu ne propose étrangement qu’un top lié au nombre d’abonnés, sans distinction de modes : on aurait pu songer àun classement pour le mode Histoire, et un autre pour le Contre la montre. Le titre comporte également une liste de 22 trophées àdécrocher.

Pour conclure

Patchworld bénéficie d’un concept de base plutôt amusant, avec un système de scoring original. Dommage que ni l’un ni l’autre n’aient été poussés très loin : le gameplay se révèle très basique, et le nombre d’abonnés grimpe àun tel point que cela en devient complètement irréaliste et donc, pas motivant. Le jeu se termine trop rapidement et n’offre pas suffisamment de contenu (un défaut que l’on retrouve pratiquement dans chaque jeu EggBall lors de leurs lancements). Reste un mode Contre la montre réussi et une réalisation amusante… C’est un peu léger pour dépasser la moyenne.

- Téléchargez Patchworld

+ Concept original
+ La patte EggBall
+ Ambiance sympa

- Gameplay basique
- L’aspect réseautage est un gadget
- Manque de contenu
- Trop rapide

Version de test : 1.0
Machine de test : iPad 2, iPhone 4
Niveau d’anglais requis : localisé en français
Poids : 12,3 Mo
Affiliation réseau : Game Center

 

Note FunTouch.net : 6/10

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