Gangstar : Rio ne répond plus

Par iMike le 15 novembre 2011 à 18h05

Gangstar : Rio ne répond plus

Le troisième volet de la saga Gangstar emmène le joueur danser la samba à Rio, ville de soleil et de meurtres en tout genre. La greffe a t-elle pris ? Réponse dans ce test !
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Gameloft n’a jamais craint de taper dans le plagiat, parfois éhonté ; mais la série des Gangstar est remarquable en ce qu’elle clone de manière qui crève parfois les yeux la saga GTA (disons, depuis l’épisode III). Si la copie montre un certain charme, c’est plus souvent grâce ou àcause de ses défauts : scénario caricatural, réalisation bancale… Ce Gangstar Rio succès t-il dignement àses prédécesseurs ?

Après Los Angeles et Miami, l’éditeur nous emmène cette fois en dehors des États-Unis, au Brésil, dans l’une des villes les plus chaudes et les plus dangereuses du monde : Rio ! Le joueur y incarne le membre d’un gang local pour qui tout sourit : argent, femme, possessions… Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin, presque : son monde bascule le jour où sa caisse explose et où il revient àla vie, deux mois après la tentative de meurtre, suite àde nombreuses chirurgies esthétiques. Désormais appelé Angel, notre homme compte bien découvrir le complot ourdi contre lui, remonter la pente du crime, et devenir le big boss des malfrats. Un chemin pavé d’embà»ches et de sang.

Street cred’

Respirons : le scénario n’est pas aussi idiot que pour Gangstar Miami. Certes, on ne se relèvera pas la nuit pour en suivre les moindres circonvolutions, mais notons un réel effort dans l’enchaînement et les péripéties de la trame principale. Qu’on se rassure, cela reste très classique : abattre un rival, livraison Fed-Ex, vol de voitures… Le commun du petit bandit, en somme. 60 quêtes en tout, réparties par chapitre àpeu près égaux, et encore renforcées par des missions annexes que l’on gagnera néanmoins àaccomplir : àla grande différence des deux premiers volets, intervient ici la notion de « street cred », àsavoir une jauge de respect qui permet d’améliorer le héros dans plusieurs compartiments, àla manière d’un RPG.

Santé, force, conduite et tir : la sainte Trinité (bon d’accord, il y en a quatre) qu’il conviendra de choyer pour épauler son avatar. Ces points de respect permettent également de débloquer de nouvelles missions liées au scénario principal : autant dire qu’on aura tout intérêt às’y coller car sinon, on n’avancera pas dans l’histoire. Ces points s’obtiennent également en écrasant des passants, en échappant aux policiers, en jouant au taxi ou àl’ambulancier, ou encore en claquant des cascades dignes de Rémy Julienne.

Tant qu’on est dans les véhicules, restons-y pour saluer la variété proposée. Il y a véritablement de tout, du bazou sans classe àla caisse la plus prestigieuse, et n’oublions pas les tanks, hélicoptères, quads, motos, et même… avion. Autant dire qu’àce niveau, Gameloft a une fois de plus assuré même si visiblement, il n’y a pas de bateaux de disponibles contrairement àl’épisode Miami.
Cependant, la conduite reste toujours aussi problématique. Avec le temps, on s’habituera, mais il s’agit toujours de doser habilement la vitesse avec le freinage si on souhaite ménager sa monture du moment. Une opération aussi innocente que tourner àun virage peut rapidement ressembler àun cauchemar tellement il faut le prendre large. Incroyable que Gameloft n’ait pas encore remédié àce problème (bon sang de bois, que les développeurs de Gangstar causent un peu avec ceux d’Asphalt, ils sont dans la même boîte !).

Les phases « Ã pied » restent ce que Gangstar fait encore de mieux. Non seulement Angel est très maniable, mais cela autorise plus d’interactions avec l’environnement. Certes, l’on pourra tabasser les pauvres gens pour leur piquer leur argent, mais également rentrer dans certains bâtiments, monter en haut de buildings, récupérer des flingues (l’arsenal est, comme pour le nombre de véhicules, impressionnant)… Notre homme saura également nager (pas inutile en cas de chute de caisse dans l’eau !), courir, et même, attention les yeux, sauter par-dessus des parapets ! Hé ouais, c’est beau le progrès.
S’il est assez amusant d’utiliser toutes sortes de flingues, le plus amusant reste encore de frapper les passants et ses ennemis - on pourra leur coller des coups de tatanes alors qu’ils sont àterre, ce qui est toujours rigolo, lâche, mais rigolo.

Notons que pour les plus fatigués, le jeu permet de passer d’une mission àune autre sans devoir les rejoindre : il suffit de se diriger dans le menu Map et de la sélectionner ! Avouons qu’au bout d’un moment, devoir se coltiner des séquences de pilotage dans des rues pas mal désertes, cela pèse un peu sur le moral. Malgré un effort réalisé àce niveau, le Rio de ce Gangstar ne ressemble pas vraiment àla vraie Rio, exubérante aux plages bondées : les passants et les véhicules se font parfois rares… et c’est pire la nuit où c’est le désert comme àRouperroux-le-Coquet.

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